Orpaillage clandestin : Le gouvernement menace de prison les chefs de village complices

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Face à la prolifération des sites d’orpaillage clandestin, le gouvernement ivoirien durcit le ton. Lors du point de presse d’après conseil, le porte-parole du gouvernement a affirmé que la tolérance est terminée, y compris pour les autorités coutumières. « Aucun orpailleur clandestin ne s’installe dans un village sans l’autorisation du chef de terre, du chef de village », a martelé le porte-parole du gouvernement.

Pour lui, la responsabilité est partagée : « Oui, il y a une complicité, mais de chacune et de chacun de nous. C’est toute la population qui doit prendre la mesure de ce problème-là ».

Le porte-parole du gouvernement a rappelé les efforts déjà engagés par l’état. « L’état fait ce qu’il peut. Le conseil a donné les chiffres de tous les sites d’orpaillage qui ont été démantelés. Il y a une lutte qui se fait. Il y a une brigade spéciale qui a été mise sur pied ». Bilan : « Aujourd’hui, c’est plus d’un millier de personnes qui ont été arrêtées et emprisonnées dans le cadre de l’orpaillage ».


Mais la priorité est désormais la prévention. Selon le porte-parole du gouvernement, « Cette prévention passe par la prise de conscience de chacun des habitants de ce pays ». Il a particulièrement interpellé les garants de la terre : « Oui, complicité, peut-être, mais ça commence par les chefs de terre qui donnent leur terre ».

Très ferme, le porte-parole du gouvernement a conclu en citant les décisions du conseil national de sécurité : « Le conseil national de sécurité a été clair, la loi sera appliquée. Donc il peut y avoir des gens, fussent-ils chefs de village, qui vont se retrouver sous le coup de la loi ». Il a ajouté que « Il en est de même des personnels de l’administration qui seraient complices de ce fléau ».

Le message du gouvernement est donc sans ambiguïté : La lutte contre l’orpaillage clandestin passera désormais aussi par des poursuites judiciaires contre les complicités locales.

Joel Abalo

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