Sport et loisirs/OISSU : La résurrection du vivier des champions ivoiriens

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Pendant des décennies, il a été le plus grand mouvement sportif du pays, avant de tomber dans l’oubli. Aujourd’hui, sous l’impulsion du ministre N’Guessan Koffi, l’OISSU renaît et promet de redevenir l’usine à talents du sport ivoirien.

Créé en 1962, l’Office Ivoirien des Sports Scolaires et Universitaires est une institution majeure avec plus de 107 000 licenciés et 5 674 associations à travers le pays. Pourtant, pendant longtemps, il a été oublié et réduit à organiser de simples compétitions, loin de sa mission première : détecter à l’école ce que personne ne voit au quartier.L’histoire lui donne raison. En 1964, un jeune lycéen de 17 ans nommé Gaoussou Koné est repéré lors des compétitions de l’OISSU.

Deux ans plus tard, il devient le premier Africain finaliste du 100 mètres aux Jeux Olympiques de Tokyo. C’est l’école qui a fait le champion. Plus récemment, l’exemple est encore plus clair. Aux 12e Jeux Universitaires Africains au Caire, l’OISSU n’a envoyé que 5 athlètes, 1 fille et 4 garçons. Résultat : 5 médailles ramenées, dont Bogui Aude-Marie, détectée à l’OISSU, double médaillée de bronze sur 100 m et 200 m.

Le bilan global est parlant : 179 talents détectés, 25 sélectionnés en équipe nationale et 76 jeunes de la Génération Jeunes Espoirs formés. Sans l’OISSU, tous ces talents seraient restés dans l’anonymat.Nommé en janvier 2026 en tant que ministre de l’Éducation Nationale, M. N’Guessan Koffi a décidé de ramener le sport au cœur de l’école.

Le 16 octobre 2026, il a lui-même lancé la Rentrée Sportive au Lycée Classique en déclarant : « Le sport fait partie des facteurs les plus importants pour éduquer les jeunes. »Sa vision pour ressusciter l’OISSU est concrète. Il ne s’agira plus seulement d’organiser des finales, mais de faire de l’OISSU le vivier des talents sportifs ivoiriens.

Comme l’a expliqué le Directeur Général, Nomel Méless, il sera créé 5 académies régionales dans 5 villes pilotes pour que le jeune détecté ne soit plus abandonné.

Des professeurs de sport seront recrutés spécialement pour ces académies. Des lycées Sport-Études seront créés pour que l’enfant n’ait plus à choisir entre les cahiers et le sport. Enfin, des Directions Techniques Nationales feront le lien direct entre l’OISSU et les fédérations professionnelles.

Pour tout dire, l’OISSU a prouvé qu’il sait trouver les champions, et le ministre a compris qu’il faut maintenant les encadrer. Avant, on détectait et on oubliait. Demain, on détectera à l’école, on formera en académie, et on livrera à la Nation.

Joël Abalo

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