Daloa, la capitale de la région du Haut Sassandra s’est transformée en la capitale Toura . Et ce, à la faveur de la seconde édition du festival des arts et cultures Toura dénommée « Festi Toura ». Les filles et fils de ce groupe ethnique s’y sont retrouvés pour une grande communion à travers la célébration des valeurs culturelles Toura du vendredi 31 juillet au samedi 1 Août 2026 au centre culturel municipal.
Les participants venus de partout ont découvert les danses traditionnelles (Kpainai), chants ( Zéré) et instruments traditionnels (Gboklo), mais aussi, des tenues vestimentaires (Gbabou) et des mets succulents( Gbolowouaiyi, Souklou). Si pour certains, notamment les jeunes, c’était des découvertes, pour d’autres par contre le festival a permis de se ressourcer. En somme, c’est la fête de l’igname qui s’est vécue dans toute sa splendeur.
Le commissaire général, Gogbé Menti, a indiqué que ce peuple logé dans les montagnes à l’ouest de la Côte d’Ivoire, est longtemps demeuré dans l’ombre du peuple Dan. Si bien qu’il a été négligé et méconnu du monde. « C’est pourquoi, nous nous battons pour que ce peuple soit reconnu en tant tel. Il s’agit pour nous, en effet, de faire la part des choses. Nous sommes Toura nous ne sommes pas Dan. À travers ce festival, nous sommes en mission de vulgarisation, de promotion et de conservation des us et coutumes de ce vaillant peuple », a-t-il laissé entendre.
Poursuivant, Gogbé Menti a expliqué que ce festival se tient sur les terres des bhété afin de faire connaître ce riche patrimoine culturel aux générations qui n’ont pas toujours la possibilité de se rendre au village. « Daloa est la porte d’entrée du Grand ouest. En organisant ce rendez-vous culturel ici, il est question de rapprocher la culture de ses hommes. Daloa est un grand carrefour et facile d’accès », a justifié le commissaire général.
Le panel animé autour thème » Musique et identité Toura » par Gouessé Archille, Gogbé Jean Pierre, Dr Vahi Lossé et Mme Boh Chantal épouse Tia, a permis de ressortir les liens étroits entre la musique traditionnelle et l’identité Toura. À l’occasion, les instruments traditionnels, les danses et chants traditionnels ont été passés aux peignes fins.
Gouessé Archille a fait un bref historique de ce peuple pendant que Mme Boh Chantal épouse Tia est revenue sur l’importance de la femme dans la société Toura. L’artiste Julien Goualo, par ailleurs, ambassadeur de la culture Toura, a exhorté les musiciens tradi modernes à plus d’abnégation au travail.
Les cadres et collectivités territoriales du département de Biankouma ont été appelés à soutenir le festival à l’effet de pérenniser la culture Toura. En réaction, le premier adjoint au maire de la commune de Gboné, Yoro Touré, a rassuré le commissaire général Gogbé Menti du soutien du maire Fé Kessé Lambert. Il a promis un appui substantiel à la prochaine édition du festival Toura.
L’innovation pour cette seconde édition, a été la distinction des personnalités du monde de la culture, des cadres, jeunes et femmes dont les actions contribuent à la pérennisation de la culture Toura.
Ainsi l’ambassadeur Julien Goualo ainsi que plusieurs autres personnes ont reçu des distinctions. Festi Toura a créé un espace de promotion des artistes tradi modernes Toura. Les deux concerts géants offerts ont permis de découvrir des talents naissants ainsi que la confirmation des grands talents artistiques.
Germain K. [ info : GT]




