Dans une interview qui continue de faire le tour du monde, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva est revenu sur la portée de sa victoire avec une émotion encore visible. Pour lui, il ne s’agit pas seulement d’une victoire électorale au Brésil, mais d’un événement qui dépasse largement les frontières de son pays.
Il la présente comme une victoire pour le monde, une victoire qui inspire le monde entier et qui redonne de l’espoir à tous ceux qui croient encore à la démocratie, à la justice sociale et à la souveraineté des peuples.
Poursuivant son propos, Lula a établi un lien direct entre son élection et d’autres échéances politiques majeures sur la scène internationale.
Il a rappelé que la même semaine où il a gagné, Benyamin Netanyahou a perdu en Israël, et que Donald Trump semblait lui aussi en train de perdre aux États-Unis. À travers cette lecture, il veut montrer que le vent est en train de tourner, et que les peuples refusent de plus en plus les discours de division, de haine et de repli sur soi.
Dans la foulée, le président brésilien a salué la maturité du peuple brésilien. Il a parlé d’une victoire extraordinaire, d’une véritable leçon pour le monde. Selon lui, le peuple brésilien s’est réveillé pour affirmer avec force que le Brésil n’accepte pas d’être l’arrière-cour de personne.
Cette phrase, simple mais puissante, résume toute la philosophie de son combat : un Brésil debout, maître de son destin, qui refuse la soumission économique et politique.
Au-delà du Brésil, cette déclaration a été largement relayée et commentée sur les réseaux sociaux et dans plusieurs médias en Afrique et en Côte d’Ivoire. Des observateurs y voient un discours qui fait écho aux débats actuels sur la souveraineté, le développement et la place des pays du Sud dans les relations internationales.
Pour ses partisans, les propos de Lula rappellent que les élections dans un grand pays comme le Brésil peuvent avoir des répercussions au-delà de ses frontières.
Interrogé sur la suite, Lula a indiqué que son message s’adressait d’abord au peuple brésilien, avant de prendre une dimension internationale dans les commentaires suscités par l’interview. L’extrait continue de circuler, repris et traduit dans plusieurs langues, signe de l’intérêt qu’il suscite bien au-delà de l’Amérique latine.
Joël Abalo /Source LSi Africa




