Deux mois après son interpellation au Mali, l’influenceur M. S, alias « Coach Medhi », a été remis à la justice ivoirienne jeudi 29 octobre et placé en détention. Il est visé par plusieurs plaintes pour des faits présumés de viols et d’agressions sexuelles qu’il conteste.
L’affaire dite « Coach Medhi » entre dans sa phase judiciaire. Selon la plateforme Police Secours et l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP), l’influenceur M. S. dit Coach Medhi, a été transféré du Mali vers la Côte d’Ivoire le jeudi 29 octobre 2026, avant d’être présenté au parquet vendredi matin et placé en détention au Pôle Pénitentiaire d’Abidjan (PPA).
Interpellé autour du 20 août 2026 sur le territoire malien, il était détenu par les autorités maliennes le temps de l’aboutissement de la procédure de remise, dans le cadre de la coopération sécuritaire entre Abidjan et Bamako.
17 femmes prises en charge
L’affaire remonte au 24 avril 2026. Ce jour-là, plusieurs jeunes femmes publient des témoignages face caméra sur TikTok et Facebook. Elles décrivent un mode opératoire similaire et accusent l’influenceur de faits présumés de harcèlement, de viols, d’agressions sexuelles et de violences physiques et psychologiques.
Très vite, le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant se saisit du dossier. Dans un communiqué, il condamne les faits allégués, saisit le Procureur de la République et active ses cellules d’écoute.
Au 22 août 2026, le ministère indique que 17 femmes ont été accueillies par ses services pour un accompagnement psychologique et juridique. Une plainte collective est déposée en leur nom. La Ligue Ivoirienne des Droits des Femmes (LIDF) saisit également le procureur.
Bien connu des internautes ivoiriens pour ses conseils en relations amoureuses sur TikTok et ses passages sur chaîne NCI, notamment dans l’émission « Les Femmes d’Ici« , M. S. se présentait comme un « coach love ».
Présomption d’innocence
Face aux accusations, le mis en cause, identifié par les initiales M.S. par la police, conteste les faits qui lui sont reprochés et affirme ne pas connaître la plupart des plaignantes.
Il appartient désormais aux juridictions ivoiriennes d’établir la matérialité des faits. Il bénéficie de la présomption d’innocence.
Le ministère de la Femme rappelle que toute victime ou témoin de violences basées sur le genre peut bénéficier d’une assistance gratuite et confidentielle en appelant le numéro vert national 1308.
G.K




