J’ai eu le plaisir de recevoir à mes bureaux Kpangni Siméon, ancien président des jeunes du Mouvement des Forces d’Avenir (MFA), aujourd’hui résident au Canada et de passage à Abidjan.
Ces retrouvailles ont naturellement fait remonter les souvenirs d’une époque importante de notre engagement politique. Kpangni Siméon appartient à cette génération de responsables de jeunesse qui ont accompagné le MFA dans son implantation, sa mobilisation et son engagement au sein de la grande famille houphouëtiste.
J’ai profité de cette rencontre fraternelle pour lui dédicacer plusieurs de mes ouvrages, notamment celui consacré au RHDP. Ce geste avait une portée particulière, car l’histoire d’une formation politique ne s’écrit jamais seulement avec les personnalités qui occupent le devant de la scène. Elle se construit également grâce aux militants, aux responsables de jeunesse, aux cadres et aux femmes et aux hommes qui, dans les périodes décisives, ont porté les convictions, défendu les choix politiques et contribué à consolider les organisations.
À travers les responsabilités qu’il a exercées au sein de la jeunesse du MFA, Kpangni Siméon fait partie de ces personnalités qui ont apporté leur contribution à cette aventure collective et à la consolidation du rassemblement des Houphouëtistes. Il était donc symbolique de lui remettre un ouvrage qui revient sur cette histoire dont il a, à son niveau, été l’un des acteurs.
Près de deux décennies après les grandes étapes qui ont façonné le rassemblement houphouëtiste, il est essentiel de préserver cette mémoire. Le RHDP est aussi le produit d’une histoire collective, faite d’engagements, de sacrifices, de convictions, d’alliances et de combats politiques menés par plusieurs générations. Reconnaître cette diversité des contributions, c’est rendre justice à l’histoire et transmettre aux nouvelles générations les fondements d’un héritage politique qu’elles auront, demain, la responsabilité de faire vivre et d’adapter aux défis de leur temps.
Nos parcours peuvent nous conduire sous différents horizons, mais certaines fraternités résistent au temps et à la distance. Cette visite de Kpangni Siméon m’a rappelé une conviction qui m’est chère. En politique, les fonctions passent, mais la mémoire des engagements sincères et des combats partagés demeure.
Je lui souhaite un agréable séjour à Abidjan, un bon retour au Canada et beaucoup de réussite dans ses activités.
Yaya Fofana
Président du Mouvement des Forces d’Avenir (MFA)




