Gagnoa / Attaque à main armée : 2 braqueurs délestent la caissière de 2 millions F après avoir coupé le courant

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T.J., 35 ans, ferronnier de nationalité ivoirienne, et B.B., 36 ans, vigile de nationalité burkinabè ont de la suite dans les idées. Pour perpétrer un braquage dans une société de la ville, ils n’ont pas chercher loin. Ils ont commencé par une simple coupure d’électricité avant de délester la caissière de la somme de 1.970.000 FCFA.

Selon la plateforme Police Secours, tout se passe au petit matin du jeudi 25 juin 2026. Comme à son habitude, dame K.A.S., caissière dans une société à Gagnoa, arrive sur son lieu de travail. Mais ce matin-là, quelque chose ne fonctionne pas : il n’y a pas d’électricité. Elle contacte aussitôt son patron pour lui signaler la situation et demander le rechargement du compteur. Les minutes passent, mais le courant ne revient toujours pas.


Alors qu’elle attend l’arrivée de son responsable, deux hommes se présentent dans les locaux. La caissière pense avoir affaire à des clients. Elle s’approche donc naturellement de l’un d’eux. Elle ne tardera pas à comprendre leurs vraies intentions ; vu que le quidam sort une machette dissimulée sous ses vêtements. En quelques secondes, la situation bascule.

Sous la menace de l’arme, il oblige la caissière à se coucher au sol et lui interdit de crier si elle tient à sa vie. Pendant qu’il la tient en respect, son complice se dirige tranquillement vers la caisse. Environ cinq minutes plus tard, les deux hommes disparaissent avec 1 970 000 FCFA. La caissière vient de vivre un véritable cauchemar. Saisie de l’affaire, la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) de Gagnoa ouvre une enquête.

Un détail intrigue particulièrement les enquêteurs : cette coupure d’électricité survenue juste avant le braquage. Simple coïncidence ou acte volontaire ? Les fins limiers ne tarderont pas à élucider ce dysfonctionnement. Les investigations vont progressivement orienter les soupçons vers deux hommes : T.J., 35 ans, ferronnier de nationalité ivoirienne, et B.B., 36 ans, vigile de nationalité burkinabè. Les deux suspects sont finalement interpellés par les éléments de la BRI GAGNOA.

Lors de son audition, le ferronnier reconnaît sans difficulté sa participation au braquage. Mieux, il affirme être à l’origine de l’opération. Et c’est là que l’affaire prend tout son sens. Le ferronnier connaissait déjà les lieux. Il y avait auparavant effectué des travaux.

A cette occasion, il avait repéré deux éléments importants : l’emplacement du compteur électrique et celui de la caisse. Il aurait ensuite proposé à son complice de participer au braquage. Le jour choisi, les deux hommes arrivent sur les lieux armés de machettes. Avant de passer à l’action, ils ont volontairement coupé l’alimentation électrique afin de neutraliser les caméras de surveillance.


Autrement dit, la panne qui inquiétait la caissière faisait partie du plan des braqueurs. Ils pensaient ainsi pouvoir agir sans être filmés. Mais couper l’électricité n’aura pas suffi à faire disparaître leurs traces. Puisqu’ils sont interpellés plus tard par la BRI GAGNOA.

Au terme des investigations, les deux mis en cause ont été déférés devant le parquet près le Tribunal de première instance de Gagnoa, pour des faits de vol en réunion avec usage d’arme. Devant le juge, les deux quidams devront justifier leurs actes répréhensibles.

De Gnamien

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