Le président Laurent Gbagbo n’est plus le seul maître à penser au niveau de la direction du PPA-CI. Depuis, lundi, il a officiellement délégué une partie de ses prérogatives de président du PPA-CI à cinq hauts responsables du parti, instaurant une direction plus collégiale.
Il s’agit de Assoa Adou devient premier vice-président, chargé notamment de veiller au respect de la ligne du parti. Hubert Oulaye est nommé deuxième vice-président, chargé de la vie du parti et de la présidence des réunions du comité central. L’ancien ambassadeur Emmanuel Ackah devient troisième vice-président, chargé de l’animation du PPA-CI. Justin Katinan Koné conserve la gestion de la politique générale du parti. Enfin, Sébastien Dano Djédjé prend la tête du Conseil stratégique et politique, chargé de sa supervision.
Une nouvelle répartition des responsabilités que Laurent Gbagbo présente comme le passage à une direction « davantage collégiale », fondée « sur la complémentarité des responsabilités et l’unité dans l’action ».
Cependant, pour l’analyste politique Abdourahmane Barry, interrogé par RFI, il ne faut pas y voir un bouleversement de la gouvernance du PPA-CI. Pour lui, ces cinq personnalités sont surtout chargées de la gestion quotidienne du parti, mais « le leadership et la gouvernance restent entre les mains de Laurent Gbagbo », souligne RFI qui cite le sociologue.
G. K




