Monsieur le Maire,
Permettez-moi, en ma qualité d’administré de votre mairie, d’appeler votre attention sur une situation particulièrement préoccupante que connaît le quartier Akouedo Palmeraie Zone ATCI, et qui requiert, de toute évidence, une intervention diligente de la mairie.
Le lundi 25 mai dernier, j’ai eu des échanges approfondis avec les jeunes ainsi qu’avec les responsables du syndic de ce quartier de plus de dix mille habitants que vous connaissez bien.
De ces échanges ressort un constat sans appel : l’absence totale d’école primaire publique, contraignant les familles à recourir à l’enseignement privé au prix de lourds sacrifices financiers.
Plus grave encore, un site, présenté comme la réserve administrative destinée à la construction de l’école primaire publique est aujourd’hui occupée par des habitations privées, comme j’ai pu moi-même le constater sur le terrain.
En dépit de nombreuses démarches qu’elles auraient entreprises auprès du ministère de la Construction et des services techniques de la mairie, les populations déclarent être restées sans aucune réponse.
Face à cette situation d’inertie, elles m’ont saisi afin que leur voix soit portée à la connaissance de l’autorité municipale.
Monsieur le Maire, si des contraintes budgétaires peuvent expliquer un retard dans la réalisation d’une école primaire dans cette zone, elles ne sauraient justifier l’absence de protection d’une réserve foncière destinée à un équipement public essentiel.
Tolérer l’occupation d’une telle réserve, en dehors de tout déclassement régulier, reviendrait à priver durablement des milliers d’enfants de leur droit fondamental à une éducation publique de proximité.
C’est pourquoi je me permets d’en appeler respectueusement à votre autorité, afin qu’une enquête diligente soit engagée par vos services techniques en vue de vérifier la légalité de cette occupation.
Dans l’hypothèse où aucun déclassement régulier n’aurait été opéré, declassement qui ne peut se faire sans l’avis du maire, il appartiendrait alors à la mairie de prendre, sans délai, toutes les mesures nécessaires pour libérer le site et en préserver la vocation.
Une telle décision enverrait un signal fort à tous ceux qui, sur l’ensemble du périmètre communal, s’emploient à accaparer des réserves administratives au détriment des intérêts des communautés résidentes de Cocody.
Permettez-moi, à cet égard, de rappeler une situation similaire à laquelle j’ai été confronté en 2019, à mon arrivée à la tête de la mairie de Tiassalé.
Une réserve administrative de 4 hectares, destinée à un collège public, avait été irrégulièrement morcelée et vendue.
Après vérification de l’absence de déclassement, j’ai ordonné le déguerpissement des occupants.
Aujourd’hui, ce site accueille le Collège Moderne I de Tiassalé.
Cet exemple démontre qu’une action ferme, rigoureuse et conforme au droit permet de préserver l’intérêt général et de garantir aux populations l’accès aux infrastructures essentielles auxquelles elles ont droit.
Il n’appartient pas, dans ce genre de situation, au gouvernement, de faire le travail du maire a sa place.
Dans l’espoir que la présente démarche retiendra toute votre attention et donnera lieu à une action à la hauteur des enjeux exposés, je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de ma considération distinguée.
ASSALE TIEMOKO ANTOINE
Administré de la commune de Cocody.
assaletiantoine@gmail.com




