Le ministre d’État Adjoumani
« Vous indiquez à ceux qui se sont égarés, le chemin de la raison »
Gbich Édition en partenariat avec le professionnels de la presse a décerné un prix, hier lundi 18 mai 2026 à Abidjan, au ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani que le jury a choisi parmi les « Personnalités Marquantes 2025. L’heureux récipiendaires s’est saisi de l’occasion pour prononcer un discours que nous vous proposons ci-dessous.
« (…). Mes premiers mots sont des mots de gratitude et de remerciement pour cette distinction, pour cette reconnaissance que vous manifestez à mon endroit à travers cette remise de prix.
Être compté parmi les personnalités marquantes de l’année 2025 par vous, patrons et experts des médias, c’est-à-dire ceux dont la mission est de suivre, de chercher, d’analyser, d’enquêter, de traiter et de structurer l’information, afin de la mettre à la disposition du grand public au quotidien, dans notre pays, constitue pour moi un honneur, une source de légitime fierté. Mais bien au-delà, une source supplémentaire de motivation à toujours œuvrer avec plus de d’engagement, de sérieux et de rigueur, dans le droit fil des orientations stratégiques et de la grande vision du Président de la République, pour l’avènement d’une grande Côte d’Ivoire.
Mesdames et Messieurs les patrons de presse, initiateurs de la présente cérémonie,
Vous êtes ceux-là même qui tenez le projecteur. C’est vous qui affichez, c’est vous qui montrez ce qui se fait, ce qui se dit, c’est vous qui mettez en lumière les performances mais également ce qui ne va pas et qui mérite d’être corrigé, en vous basant sur des faits objectifs.
Vous êtes donc un jury incontournable que tout le monde consulte pour s’orienter et orienter ses choix. Vos opinions et vos avis sont par conséquent essentiels.
C’est pour cette raison que je voudrais me réjouir particulièrement de cette distinction.
«Vous indiquez à ceux qui se sont égarés dans le désert de la haine, le chemin de la raison »
En effet, recevoir ce prix dans le contexte actuel signifie beaucoup pour moi, car, à l’heure où certains petits esprits ne s’embarrassent plus de fioritures, ni de l’inimaginable pour tenter de faire couler tous les navires qui permettent à notre pays d’avancer, vous venez à travers cette distinction, indiquer à ceux qui se sont égarés dans le désert de la haine et qui n’ont plus de boussole, le chemin de la raison.
Je voudrais profiter de cette cérémonie pour indiquer à tous ceux qui pensent pouvoir nous déstabiliser de quelque manière que ce soit, qu’ils connaîtront toujours le même sort, c’est-à-dire, l’échec. Nous qui avons adhéré à la vision du Président Alassane Ouattara et qui sommes mobilisés, chacun humblement derrière lui, notre mental et notre détermination sont inoxydables.
Nous sommes concentrés et les petits chatoiements de l’IA ne pourront rien là où toutes les tentatives désespérées de déstabilisation ont échoué.
Il est vraiment temps que beaucoup comprennent qu’ils doivent impérativement réinitialiser leur logiciel d’exercice de l’activité politique.
Mesdames et Messieurs,
En prenant la parole ce jour, je tenais donc à convoquer votre attention et votre vigilance accrue sur un phénomène qui tend à devenir une menace au sein de notre espace public.
Depuis quelques jours et de façon récurrente, une vidéo circule sur les réseaux sociaux. Elle me met en scène.
Elle me fait dire des choses que je n’ai jamais dites et qu’en aucune façon je ne dirai jamais. Elle est fausse. Elle a été fabriquée par l’intelligence artificielle, ou à tout le moins par mimétisme vocal.
Le reste du temps, je préfère le consacrer à la vérité. La vérité, c’est que nous ne pouvons pas bâtir un débat public sur des images truquées.
« Derrière ces fakes, il y a une volonté de manipuler l’opinion »
On peut ne pas aimer nos choix, on peut critiquer notre action. C’est dans l’ordre normal des choses, c’est la démocratie. Mais on ne peut pas accepter que des machines remplacent le débat d’idées par des montages destinés à tromper, à diviser et à salir.
Derrière ces fakes, il y a une volonté de manipuler l’opinion, de semer le doute, de décourager l’engagement public, de faire reculer la confiance dans l’action de l’État.
Quand la rumeur prend la place du fait, c’est la cohésion nationale qui en pâtit. C’est là que, mesdames et messieurs les patrons de la presse, votre rôle devient essentiel.
Vous, patrons de presse vous êtes des sentinelles, des remparts contre la désinformation et contre la contrefaçon vocale. Vous êtes des vérificateurs, vous servez la cause de la paix parce que l’accès à la bonne information fait partie des droits fondamentaux de l’homme.
La distinction que vous me remettez aujourd’hui m’engage. Et je veux m’engager en retour : à rester disponible, à répondre, à ouvrir mes dossiers, à vous donner accès aux faits.
Je propose que nous allions plus loin, en mettant en place un cadre de travail avec les gouvernants et les patrons de presse pour identifier, signaler et déconstruire ces contenus manipulés.
L’intelligence artificielle est certes un outil puissant qui doit servir le développement, l’éducation, la santé, etc. Mais, elle ne doit pas devenir une arme de désinformation.
Je vous remercie pour votre bienveillante attention ».




