Djokhabinan 2026 à Bouna : le maire Ouattara Bouraïma prône l’unité

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Djokhabinan, le nouvel an chez le peuple Lobi a fait l’objet d’une parfaite mobilisation de la ville de Bouna. Du 1er au 3 mai 2026, ce vaillant peuple a célébré la 7e édition avec sa tête le premier magistrat de la commune, Ouattara Bouraïma. Une occasion pour lui de livrer un discours plein de symboles et de convictions, avec point d’ancrage l’unité, la valorisation des traditions et une vision ambitieuse du développement local.

Face à un public composé d’autorités administratives, d’élus, de chefs traditionnels et de délégations venues de pays voisins, l’édile a tenu à rappeler la portée profonde de cette célébration. « Le Djokhabinan n’est pas seulement une célébration de la culture du Mil. Elle est avant tout une fête identitaire, culturelle et sociale. Elle symbolise: bienfaits, la gratitude de nos populations à la nature pour ses le partage entre les générations, et la cohésion sociale, gage de développement et de paix durable », a-t-il affirmé.

Pour lui, cet événement incarne « la gratitude envers la nature, le partage entre les générations et la cohésion sociale », autant de valeurs essentielles à la construction d’une société harmonieuse. Dans des paroles fortes, Ouattara Bouraïma a salué le rôle central des producteurs agricoles, soulignant que « en honorant le mil, nous honorons le travail de nos paysans, véritables artisans du développement local ». Il a ainsi invité les populations à reconnaître davantage la contribution du monde rural dans la dynamique économique du Bounkani.

Le maire a également lancé un appel à toutes les communautés de Côte d’Ivoire à préserver et promouvoir leurs identités culturelles. Selon lui, « valoriser nos cultures est bénéfique pour tous », dans un contexte où la mondialisation tend parfois à éroder les repères traditionnels. Évoquant la vision du chef de l’État, Alassane Ouattara, il a souligné l’importance de concilier tradition et modernité. « Le véritable développement, c’est avoir les pieds dans la tradition et la tête dans le modernisme », a-t-il déclaré, citant notamment l’institutionnalisation de la Chambre des Rois et des Chefs traditionnels comme un exemple concret de cette orientation.

Au-delà de la célébration, Ouattara Bouraïma a interpellé les populations sur les défis économiques de la région. Il a posé des questions cruciales : « Comment valoriser davantage nos richesses agricoles ? Comment transformer localement nos productions pour créer plus d’emplois pour notre jeunesse ? » Des interrogations qui traduisent une volonté de faire du Djokhabinan un cadre de réflexion stratégique.

Dans un ton rassembleur, le maire a conclu en réaffirmant son engagement pour un Bounkani « uni, fort et prospère ». « Le développement ne peut être durable que si nous semons ensemble, récoltons ensemble et partageons ensemble », a-t-il insisté, invitant chacun à cultiver l’esprit de solidarité. À travers ces propos, le Djokhabinan 2026 apparaît non seulement comme une fête culturelle majeure, mais aussi comme un levier de cohésion sociale et de développement pour toute la région.

G. De G. avec P. B

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