Un chasseur traditionnel, communément appelé Dozo, aurait tiré sur un jeune motocyclette, dans la zone du Guemon. Effet boule de neige. L’information est devenue virale sur les réseaux sociaux au point où certains n’ont pas hésité à interpeller ouvertement le président du Conseil Régional, Dr Serey Doh, par ailleurs ministre délégué chargé des Affaires maritimes, et figure politique majeure de l’ouest ivoirien. Et bien, sa réaction ne s’est pas faite attendre.
A travers un post sur son compte officiel, celui-ci annonce l’arrestation du mis en cause suivie d’un mandat de dépôt. « Si nous prenons la parole aujourd’hui, c’est parce que nous avons tenu, avec sens de responsabilité, à analyser la situation avec lucidité et à nous appuyer sur les décisions prises par les forces de l’ordre.
Nous tenons donc à rassurer nos parents que l’auteur de ce meurtre a été appréhendé et placé sous mandat de dépôt », a-t-il rassuré avant de rappeler les faits tragiques. « En effet, le lundi 02 mars 2026, aux environs de 15 heures, le nommé D. Aboubakar Kader, 40 ans, chasseur Dozo ivoirien, a été appréhendé pour le meurtre de KOFFI Yao Yao Jules, 44 ans, planteur demeurant à Allangbakro, tué par arme à feu (calibre 12) sur la piste villageoise Allangbakro – Pinhou, sous-préfecture de Kahin.
Le jeudi 05 mars 2026, il a été conduit devant le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Man, à 09 heures. À ce jour, nous pouvons également vous assurer qu’aucun Dozo n’opère sur cet axe, et des démarches sont engagées afin que cette situation soit définitivement réglée dans l’ensemble du Guémon », a relaté le ministre Serey Doh. Soulignant qu’il sera aux côtés de la famille de du regretté frère pour les obsèques prévues le 20 mars 2026.
Il faut noter que la victime, Yao Koffi Jules, plus connu sous le nom de « Béhi », rentrait à son campement sur sa moto quand son chemin a croisé celui d’un groupe de Dozos. Selon plusieurs témoins, ceux-ci auraient exigé un droit de passage de 500 francs CFA au jeune planteur. Mais faute de liquidités, la victime aurait suggéré de s’acquitter de cette taxe dès son retour. La suite, on la connaît. Sans sommation, le chasseur aurait ouvert le feu sur l’infortuné paysan.
G. De Gnamien




