Mesdames, Messieurs les membres de l’Union des journalistes ivoiriens en France (UJIF),
Chers consœurs et confrères,
J’ai pris connaissance, par un communiqué de presse en date du 12 mars 2026, de la décision de
certains membres fondateurs de constituer un ‘’comité ad hoc pour la transition et le renouveau
institutionnel’’ de notre association.
1. Une méthode que je ne peux que déplorer
Je tiens à exprimer ma profonde perplexité et mon désaccord quant à la méthode employée. La
création de cette instance, présentée comme une solution face à un « blocage statutaire »,
s’apparente à une démarche unilatérale et cavalière qui méconnaît les règles élémentaires de notre
association régie par la loi de 1901.
Cette initiative, que d’aucuns qualifieront de putschiste, intervient alors que le bureau que j’ai
l’honneur de présider était précisément en train de mobiliser les énergies pour sortir de l’ornière.
Nous étions disposés à convoquer une assemblée générale, dans le respect de nos textes, afin de
redonner vie à notre union. Nous avons œuvré, ces dernières semaines, à raviver l’intérêt de
membres qui, je le reconnais, avaient fait preuve d’une certaine désaffection. C’est ce travail de
fond que vient percuter cette annonce brutale.
Cela étant dit, et parce que mon engagement pour l’UJIF a toujours primé sur les querelles de
personnes, je prends acte de la création de ce comité ad hoc. Et je préconise qu’il s’élargisse au
plus grand nombre.
Je refuse de m’engager dans une guerre de tranchées qui nuirait à l’image de notre profession et à
la cause des journalistes ivoiriens en France.
Comme je l’ai toujours affirmé, je n’ai pas vocation à être un président à vie. Je n’ai jamais eu
l’intention de m’éterniser à la tête de cette maison. L’intérêt de l’UJIF (Union des journalistes
ivoiriens de France) est plus grand que l’intérêt particulier de ceux qui l’animent.
Dès lors, si ce comité ad hoc est, comme il le prétend, une instance « strictement temporaire » et «
non parallèle », je souhaite que ses travaux aboutissent rapidement et dans la clarté la plus totale.
J’attends donc avec une attention rigoureuse la publication de l’audit financier, administratif et
humain annoncé. La transparence, que nous avons toujours appelée de nos vœux, doit être totale.
Je me tiens prêt, en qualité de représentant du bureau en exercice, à organiser dans les meilleurs
délais une passation des charges avec les personnes qu’un comité ad hoc consensuel aura
légitimement mandatées pour assurer la transition, le moment venu.
Cette passation devra se faire dans le respect mutuel, autour d’un état des lieux exhaustif. Je ne
m’opposerai ni ne ferai obstacle à un processus qui vise à redonner un souffle à notre association,
à condition qu’il se déroule dans la dignité et la transparence.
À celles et ceux qui, de bonne foi, souhaitent le renouveau, je leur souhaite sincèrement, malgré la
forme contestable de cette initiative, de réussir la mission. L’UJIF a besoin d’idées et
d’engagement. Je suis heureux de sentir cette mobilisation Ad hoc.
À celles et ceux qui, par calcul ou par ambition personnelle, auraient instrumentalisé ce processus,
l’histoire associative retiendra les méthodes et les noms.
Pour ma part, je compte demeurer au-delà l’UJIF et de ses membres, au service de tous les
journalistes et acteurs des médias ivoiriens en France, pour assurer le bien-être de tous et de
toutes, ainsi qu’un rayonnement à notre pays la Côte d’Ivoire !
Fait à Paris, le lundi 16 mars 2026
Jean-Paul ORO
Président sortant de l’UJIF




