
Marie-Catherine Koissy, une femme passionnée de radio. Elle a commencé sa carrière à la radio Fréquence 2 en 1991, avant de créer sa propre radio, Cocody FM 98.5, en 1999, devenant ainsi la première femme propriétaire de radio en Côte d’Ivoire. Dans ce post sur son compte officiel, cette passionnée des médias revisite les icônes de la Radio nationale avec certaines émissions phares de l’époque.
» Monsieur DINDANE, pensez à nous les anciens de la Radio, nous aussi faisions partie de la RTI. C’est vrai, vous faites un travail formidable qui honore les pionniers. Je souhaiterai que vous preniez ma proposition en compte « .
Devant cette remarque pertinente et juste, nous nous sommes promis de » réparer cette partialité » dans le traitement des souvenirs à la RTI notamment à la Radio.
C’est pourquoi, en ce jour, nous faisons une petite rétrospective des années faste d’une époque. Pour la petite histoire, rappelons que la Radio-Côte d’Ivoire, est née avant l’accession de notre pays à l’indépendance, en 1951.
Deux techniciens de Radio-Dakar débarquèrent à Abidjan avec une consolette SAF, un émetteur de 1 KW 0M et s’installèrent dans une baraque de la pergola (Stade Géo-André aujourd’hui Stade Felix Houphouët Boigny).
Huit ans plus tard ; soit le 05 Décembre 1959 Radio-Abidjan reçoit un second souffle.
Un émetteur de 25 KW est inauguré par le président Houphouët Boigny, alors premier ministre de la Côte d’Ivoire entouré pour la circonstance de M. Amadou Bocoum, secrétaire d’Etat chargé de l’information et de M. Amadou Thiam fondé de pouvoir de SOFAROM et Directeur de Radio-Abidjan.
Que de chemin parcouru depuis cette époque des pionniers.
Les ressources Humaines pour le fonctionnement de cette petite merveille étaient réparties entre techniciens, journalistes, animateurs, thécaires, personnel administratif et logistique soit 250 agents composés de fonctionnaires, de temporaires, journaliers et de collaborateurs extérieurs. Des années plus tard, Radio Abidjan fera sa mue pour devenir Radio Côte d’Ivoire.
Et depuis les années 70 elle assure 210 heures d’émission par semaine dont 61 heures d’informations, 40 heures à destination du monde rural, 52 heures (Education et culture) 57 heures (Animation et loisir).
Des magazines comme : la terre au soleil La coupe Nation du progrès, des pièces théâtrales et des émissions de Jazz en public, afro-cubaine ont été instituées.
Ainsi, d’autres genres musicaux seront présents sur notre antenne avec la place qui convient à la musique des peuples noirs.
Au fil du temps, avec l’arrivée de la nouvelle génération » les enfants de Thiam » sortie de l’Institut National Audiovisuel à Bry-sur-Marne (France) et des devanciers sortis du SERTI (Studio Ecole de la RTI), dans une synergie d’esprit et de convivialité laisseront, libre cours aux production des magazines tous azimuts dont, les plus connus sont : Bonjour la province, Propos de maquis, Carrefour du bonheur, deux millions de jeunes, Gai dimanche, SOS à cœur ouvert, connais-tu mon beau pays ? , Forum de la presse, Disque à la carte, jazz en liberté, votre heure mamie, kaléidoscope, bar ivoire variété, le réveil matinal, Djamo-Djamo, Famille Yao, petit concert du soir, piédestal, contes et légendes etc…
Sans oublier les chroniques sportives, économiques, scientifiques, politiques, des arts et des lettres qui avaient cours tous les jours à partir de 7h 45 du Lundi au Samedi avec un grand journal magazine, qui est fait des journaux classiques avec des pages spéciales, d’analyses , de commentaires, d’interviews, sur des évènements d’actualités… ces voix anonymes et ces professionnels de l’ombre qu’étaient : Valérie Ekoué, Suzanne Lopes, Wanné. T .Geneviève, Zamblé Lou Félicité, Maci Domingo, Amed Touré, Assi Akawa, Tony Adiatou, Kaba Taïfour, Barth Bertin, Souleymane Coulibaly, Do Ouattara, et son binôme Paul Kouamé, Bertin Kouakou, Jacques Bilé, Martin Fallet Lago, Christian Koffi, Guy Mathieu, Antoine Kacou, Raphaël Kinabari, Patrice Koffi, Paul Dokoui, Simplice Zinsou, Diomandé Metouba, Jean Kambiré et bien d’autres, ont fasciné une certaine génération.
Il nous serait donc fastidieux et prétentieux de vouloir tous les citer, alors souffrez de cette liste non exhaustive. Ils ont tous donné un supplément d’âme à la radio dont, certains ont définitivement tiré leur révérence à jamais, ou ont fait valoir leur droit à la retraite dans la discrétion ou peut-être été éloignés de la radio, pour une raison ou pour une autre.
Merci infiniment à tous ces valeureux devanciers pour leur passion des métiers de la radio. Spécial remerciement à Christian Koffi pour sa brillante contribution. »