Pourquoi Ouattara doit siffler la fin de la récréation
Les récentes crises internes au sein du Rhdp ne sont pas sans rappeler les heures sombres du Pdci-Rda. Les tensions entre les ministres Assahoré et Sidi Touré dans le Gbêkê, ainsi que la guéguerre entre Mabri, Vagondo et Guillaume Gbato dans le Tonkpi, sont autant de signes révélateurs d’un malaise qui ne dit pas son nom. Ces petits foyers de tension, qui éclatent çà et là, sont-ils le reflet d’une réalité plus profonde ? Le Rhdp, qui avait réussi à se positionner comme une force politique majeure en Côte d’Ivoire, est-il en train de perdre le contrôle de ses troupes ? Il est frappant de constater que cette situation n’est pas nouvelle.
Depuis l’époque de Félix Houphouët-Boigny, en passant par Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo, les cadres dans les régions n’ont jamais su préserver l’unité. Toujours des querelles de personnes et de position qui freinent le développement local. Il est clair que le parti houphouétiste doit prendre des mesures urgentes pour résoudre ces crises internes avant qu’elles ne dégénèrent et ne nuisent à l’image du parti au pouvoir.
Le temps est venu pour le président Alassane Ouattara d’intervenir pour mettre fin à ces « guerres » de positionnement et ramener la paix au sein du parti. Les cadres et les militants du Rhdp attendent de lui qu’il prenne des mesures concrètes pour résoudre ces crises et renforcer l’unité du parti afin de préparer les échéances futures.
Le temps presse, car si le Rhdp ne prend pas le taureau par les cornes, la situation pourrait lui échapper et avoir des conséquences désastreuses pour le parti et pour la stabilité politique de la Côte d’Ivoire. Il est temps de mettre fin à ces querelles stériles et se concentrer sur l’essentiel, à savoir le développement de la Côte d’Ivoire et le bien-être des populations ivoiriennes.
Joël A.




