Longtemps, certains Ivoiriens ont estimé que les élus de la Nation, notamment, les Députés sont des faire-valoir. Des gens qui sont présents dans le Haut lieu de la Représentation nationale pour « accompagner » le pouvoir exécutif. Stéphane Kipré, député indépendant, mais proche du PPA-CI de Laurent Gbagbo est de cette catégorie d’ivoiriens. Il s’était accommodé avec les « a priori » qui sont, en politique, des jugements, préjugés ou partis pris formulés avant tout examen approfondi, souvent fondés sur des idéologies plutôt que sur des faits réels. Ces idées préconçues, qu’elles soient négatives ou positives, ont fini par le convaincre d’erreur au moment où il prend, désormais, part aux débats à l’hémicycle.
A travers un post sur son compte officiel. L’honorable Stéphane Kipré écrit : « Pendant longtemps, j’ai répété comme beaucoup d’Ivoiriens que nos députés ne travaillent pas assez. Ces trois derniers jours m’ont complètement fait changer d’avis. Hier ( Ndlr ; jeudi 12 mars 2026) en tant que membre de la Commission des affaires économiques et financières, nous examinions trois projets de ratification importants : le Système d’Informatisation du Foncier Rural de Côte d’Ivoire (SIFOR-CI) ; l’extension des règles de commercialisation du coton et de l’anacarde à la filière karité ; et l’extension des règles de régulation des filières hévéa et palmier à huile à la filière coco.
Avant même la séance officielle, cela m’a demandé deux bonnes journées de travail. C’est-à-dire, des centaines de pages à lire, des séances de travail avec mon assistant parlementaire et puis des discussions au sein du groupe parlementaire. Et ensuite, face au ministre de l’Agriculture cela nous a pris 4h30 d’échanges non-stop pour analyser les textes, poser des questions, comprendre les implications et proposer des améliorations ».
Un mea-culpa qui édifie plus d’un ivoirien sur cette catégorie de petsonnes qui fait souvent un mauvais procès aux députés, sans véritablement connaître le fonctionnement normal d’une institution de la République. « Ce que je retiens de cette expérience est simple. Quand on ne connaît pas la réalité d’un travail, il vaut mieux chercher à comprendre avant de juger », a confessé l’honorable Kipré.
De Gnamien




