Midterms USA 2026 : Obama, le « Closer-in-chief » qui veut faire tomber le camp Trump

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À cinq jours des élections de mi-mandat américaines du 3 novembre, les Démocrates sortent leur arme fatale Barack Obama. L’ancien président n’est plus en campagne pour lui-même. Depuis qu’il a quitté la Maison Blanche en 2017, il est devenu ce que les stratèges démocrates surnomment le « Closer-in-chief », le boucleur en chef, celui qu’on appelle à la dernière minute pour conclure le match et faire sortir les électeurs.

En une semaine seulement, Obama a enchaîné trois États décisifs l’Ohio à Cleveland, le Michigan à Détroit, et la Géorgie près d’Atlanta pour soutenir le sénateur Jon Ossoff. Il a également enregistré douze spots publicitaires qui seront massivement diffusés dans les 72 dernières heures avant le vote.

C’est à Cleveland que l’ex-président a frappé le plus fort. Moquant les rénovations dorées entreprises par Donald Trump à la Maison Blanche, il a lâché « Il l’a transformée en un endroit qui ressemble à ce que Saddam Hussein aurait fait s’il avait ouvert un Cheesecake Factory. De l’or partout ».

La phrase a fait le tour des réseaux sociaux. Furieux, Donald Trump a répliqué en traitant Obama de « grossièrement incompétent » qui « passe son temps à perdre des élections », en référence à ses soutiens à Hillary Clinton en 2016 et Kamala Harris en 2024.

Le camp MAGA et la chaîne Fox News se sont lancés dans une défense passionnée de la chaîne de restaurants Cheesecake Factory. Le ministre des Finances lui-même, Scott Bessent, a assuré « J’y ai très bien mangé« . Cette séquence prouve qu’Obama reste la bête noire des Républicains, capable de les faire sortir de leurs gonds en une phrase.

Derrière le clash, il y a une stratégie très calculée. Les experts sont unanimes Obama ne cherche pas à convaincre les électeurs MAGA, ils ne voteront jamais pour un candidat qu’il soutient. Sa mission est de mobiliser la base démocrate et surtout de faire sortir le vote afro-américain.

Le choix de Détroit est symbolique. Le candidat démocrate au Sénat dans le Michigan, Abdul El-Sayed, qui pourrait devenir le premier sénateur musulman de l’histoire américaine, a du mal à séduire l’électorat noir, souvent chrétien et socialement conservateur.

Obama, perçu comme plus modéré et immensément populaire dans cette communauté, vient faire le pont. C’est toute la force mais aussi la faiblesse des Démocrates. Comme le résume la politologue Clodagh Harrington « il y a une dépendance à Barack Obama qui dure depuis longtemps. Et le fait que le Parti démocrate n’ait pas réussi à trouver un nouveau leader aussi populaire va finir par devenir un problème« .

À 65 ans, vingt ans après son « Yes We Can », Obama peut-il encore faire gagner une élection. Réponse le 3 novembre.

Koffi Amani
Source : France 24

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