L’Organisation interprofessionnelle agricole de la filière Café-Cacao (OIA Café-Cacao) n’est pas allée du dos de la cuillère pour rejetter l’appel à la grève de boycott du collectif des producteurs et des sociétés coopératives.
Face à cette situation, l’interprofession a réaffirmé, mardi 8 septembre 2026, sa position et appelé l’ensemble des acteurs à la sérénité.
La Déclaration n°2 de l’OIA Café-Cacao Côte d’Ivoire a été lue au siège de l’organisation, situé à Angré 8e Tranche, à Abidjan, par Obed Blondé Doua, troisième vice-président et porte-parole.
L’organisation a rappelé sa déclaration du 3 septembre dernier, à l’occasion du lancement de la nouvelle campagne. Elle avait alors invité les producteurs à faire confiance aux autorités et à poursuivre leurs activités dans un climat apaisé.
En effet, l’OIA Café-Cacao a insisté sur les efforts consentis par l’État pour soutenir les producteurs. Elle a notamment rappelé que le prix de 2 800 FCFA le kilogramme avait été fixé lorsque la situation du marché international le permettait. Malgré la forte baisse des cours mondiaux, le gouvernement a maintenu le prix à 1 200 FCFA le kilogramme pour la campagne en cours.
Pour l’interprofession, ces décisions traduisent la volonté des pouvoirs publics de préserver les revenus des producteurs et la stabilité de la filière. « Notre doctrine est claire : notre combat n’est pas un combat contre notre Gouvernement. Notre combat, c’est ensemble, pour une filière plus juste », a souligné l’organisation.
L’interprofession s’est également expliquée sur les déclarations de Thibeaut Yoro, l’un de ses administrateurs. Celui-ci avait exprimé publiquement sa déception concernant le prix annoncé pour la nouvelle campagne. Il avait également formulé des critiques sur plusieurs mécanismes de la filière, notamment les ventes par anticipation, les fonds de réserve et le système de commercialisation.
Sur ce point, l’OIA Café-Cacao a tenu à apporter une clarification. Selon l’organisation, les propos de Thibeaut Yoro ont été tenus « à titre personnel » et n’ont fait l’objet d’aucune délibération, ni validation par les instances de l’interprofession. En tout état de cause, ces déclarations ne sauraient engager le président, le conseil d’administration, le bureau ou l’ensemble des membres de l’OIA Café-Cacao.
L’organisation reconnaît toutefois que les producteurs ont des préoccupations légitimes. Elle estime que ces difficultés doivent être discutées dans un cadre organisé, réunissant les producteurs, les organisations professionnelles et les pouvoirs publics.
Prince. B




