ACD, titres fonciers contestés, absence alléguée d’attestations de propriété villageoise… À Anono, un dossier foncier sensible pourrait relancer le débat sur les acquisitions des titres de propriété des terres à Abidjan.
En effet, la question foncière dans la capitale économique ivoirienne demeure l’un des dossiers les plus épineux, entre revendications de propriété, procédures administratives contestées et conflits d’intérêts présumés. Dans le secteur d’Anono, précisément sur la baie de Monga, une affaire aux contours sensibles attire particulièrement l’attention ces derniers temps.
Un Aménageur, soutenu par des propriétaires terriens, met en cause des Arrêtés de concession définitive (ACD) et des titres fonciers qui auraient été obtenus sans attestations de propriété villageoise. Des allégations qui soulèvent des interrogations sur les conditions d’attribution des droits fonciers et sur la sécurisation des terres dans cette zone stratégique d’Abidjan.
L’aménageur qui se dit désabusé menace de faire des révélations mettant en cause des ayants droit du premier Président ivoirien. Des accusations potentiellement lourdes, qui appellent à un examen rigoureux des documents, des procédures et des responsabilités éventuelles.
Faux et usage de faux présumés, contestations de documents fonciers et interrogations sur les conditions d’obtention des titres : autant de questions qui pourraient éclairer les dessous de cette affaire, sans préjuger des responsabilités des personnes citées ou susceptibles de l’être.
Au-delà du cas de la baie de Monga, ce dossier remet en lumière une problématique majeure : celle de la sécurisation de la propriété foncière à Abidjan, où la valeur des terrains et la multiplication des intérêts peuvent exacerber les tensions entre acteurs.
Que révèlent réellement les documents en cause ? Comment les droits de propriété ont-ils été établis ? Quelles démarches ont été entreprises et quelles responsabilités pourraient être engagées ? Autant d’interrogation que TRIBUNE IVOIRE cherche à élucider pour donner des réponses à une affaire qui fait grand bruit.
F.K




