C’est au nom du vivre-ensemble prôné par le président de la République, Alassane Ouattara, que Tanda a vibré ce week-end. La communauté burkinabè du département rendait hommage à son défunt chef, le Naaba Zida Moussa, et intronisait son successeur, Naaba Saaga, dit KS. Une cérémonie placée sous le parrainage du ministre d’Etat, Kobenan Kouassi Adjoumani, conseiller spécial à la Présidence.
Devant le préfet, les élus, les chefs traditionnels et une foule nombreuse, le ministre d’Etat a fait du message du chef de l’Etat le cœur de son adresse. Prenant la parole, il a d’abord salué la mobilisation des chefs traditionnels et des guides religieux autour du nouveau responsable, avant d’insister sur la nécessité de préserver la paix et la fraternité entre les populations.
« Le président Alassane Ouattara nous a demandé de vivre ensemble. Et c’est ce vivre-ensemble-là qui est manifesté à travers tous ces rassemblements de ce jour », a-t-il déclaré, avant de marteler : « nous avons accueilli nos parents du Burkina le cœur ouvert, la main tendue, et nous le ferons toujours »

Poursuivant son propos, il a souligné la contribution immense des ressortissants burkinabè au développement local. « Certains ont marié nos sœurs, nos mamans, ont fait des enfants, mais ces enfants-là contribuent au développement de Tanda. Et toutes ces personnes dont on parle aujourd’hui ont beaucoup œuvré pour le développement de Tanda », a-t-il rappelé. Et de s’appuyer sur l’exemple personnel de son village d’Amanvi, où la présence burkinabè est importante, pour exhorter : « donc nous devons vivre ensemble, nous tendre la main, travailler dans la cohésion ».
Évoquant ensuite le nouveau chef, le ministre d’Etat a salué un homme généreux et ouvert, connu de tous, qui fait consensus après plusieurs mois d’attente et de tractations au sein du conseil des sages. A ce propos, il a appelé toute la communauté à l’unité derrière lui en ces termes : « si vous ne vous accordez pas pour le soutenir demain, vous allez voir que ça ne va pas bien marcher ».
Au cours de la cérémonie, le représentant du maire, Dr Koné Amadou, avait salué la mémoire du Naaba Zida Moussa, qu’il a présenté comme un sage, un rassembleur et un artisan de paix, un pont entre la communauté et les autorités. De son côté, le président du comité d’organisation avait vu en cette intronisation une nouvelle page de l’histoire de la communauté, témoignant de l’amitié et de la fraternité entre la communauté burkinabè et l’ensemble des populations de Tanda.
Joël Abalo Envoyé spécial à Tanda