LAKOTA / Arrestation de 2 agents du Ministère de l’intérieur : Le SYNAMICI dénonce un abus et menace

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C’est une affaire qui fait grand bruit au sein du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité et qui pourrait déboucher sur une paralysie de l’administration territoriale. En effet, selon une motion de protestation N°002/BEN/SYNAMICI/SG/2026 du Syndicat National des Agents du Ministère de l’Intérieur de Côte d’Ivoire (SYNAMICI), deux agents en service à la Sous-Préfecture de Niambézaria, dans le département de Lakota, sont détenus à la Maison d’Arrêt et de Correction de Lakota depuis le 12 septembre dernier. Il s’agit de M. ZEHIA DABIE Ange Patrick, Secrétaire administratif, et de Mlle N’DJO APO Marie Sophia, Garde de Sous-préfecture.

À l’origine de cette détention, un vol d’ordinateurs de service perpétré dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 septembre 2026 à la Sous-Préfecture par des individus non encore identifiés, d’après le document syndical. Le SYNAMICI précise d’ailleurs que les malfaiteurs auraient également visité le collège moderne de la localité où du matériel a été emporté, ce qui laisserait penser à une action de délinquants extérieurs.

Pourtant, et c’est là que le bât blesse pour le syndicat, les deux agents ont été interpellés le jour même du vol, sans qu’aucune enquête formelle n’ait, selon lui, établi leur responsabilité. Le Bureau Exécutif National du SYNAMICI, réuni sous la présidence de son Secrétaire Général Yves Désiré SERY, affirme que cette arrestation aurait été opérée sur instruction de Madame le Sous-Préfet de Niambézaria, Mme KONAN Aya Lucie, et dénonce un grave abus d’autorité ainsi qu’une violation des droits fondamentaux de ses membres.

Face à cette situation, le syndicat indique avoir entrepris plusieurs démarches auprès de la haute hiérarchie du Ministère, notamment auprès du DGAT, du DRH-MIS et du DPAT, pour obtenir une libération provisoire en attendant les conclusions de l’enquête, mais sans succès jusqu’à ce jour.

C’est pourquoi, dans sa motion, le SYNAMICI condamne avec la dernière énergie l’acte posé, proteste contre ce qu’il qualifie d’incarcération arbitraire et exige la libération immédiate et sans condition de ses deux camarades. Il demande par ailleurs au Ministre de l’Intérieur l’ouverture d’une enquête administrative pour situer les responsabilités.

Pour se faire entendre, le syndicat accorde un délai de 72 heures à compter de la publication de sa motion, faute de quoi il se réserve le droit de mener des actions de masse sur toute l’étendue du territoire national.


Contactée, la Sous-Préfecture de Niambézaria n’a pas encore donné suite à nos sollicitations et notre Rédaction reste, naturellement, ouverte à sa version des faits, dans le respect de la présomption d’innocence de toutes les parties.

Koffi Amani

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