Le samedi 12 septembre 2026, sur le site du marché de Kôkô, les commerçants et les artisans réunis au sein d’un comité, ont procédé à la présentation officielle d’une structure naissante. Celle-ci est chargée d’assurer l’intermédiaire entre les commerçants et les autorités du ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, ainsi que les collecteurs de la mairie de Bouaké.
Plus de 500 commerçants et artisans avaient répondu présents et ont été instruits sur le fonctionnement du comité, la découverte des mécanismes mis en place pour répondre à leurs préoccupations ; notamment, celles liées au recouvrement des taxes et aux difficultés administratives. Ouattara Seydou, président dudit comité, a expliqué les motivations de la création de cette structure.
« Le comité a vu le jour grâce aux vaillantes femmes qui sont dans le marché et qui étaient vraiment soumises à des tracasseries de la police municipale. Ils venaient ramasser leurs bagages et leurs marchandises à tout moment. Souvent, des agents de la direction du Commerce venaient également leur demander des cartes. Vraiment, il y avait trop de taxes supplémentaires. Donc, elles ont dit qu’il fallait un interlocuteur pour échanger avec les autorités. Voilà pourquoi nous avons créé ce comité », a-t-il indiqué avant de s’appesantir sur les objectifs et les intérêts de ce comité dans la vie professionnelle des opérateurs d’un des plus grands marchés de Bouaké.
« Désormais, on n’entrera, ni ne sortira du marché de Kôkô sans aviser le comité. Notre rôle consistera à défendre les commerçants. C’est pour cela que nous avons commencé à enregistrer les commerçants et artisans. Ils sont au nombre de 780 personnes.
Cette identification nous permettra également de connaître chaque commerçant ainsi que son activité, afin de lutter contre la vente de comprimés prohibés ou falsifiés. Nous allons donc assainir notre marché », a-t-il déclaré. Rassurant les commerçants du bon déroulement des activités du comité, quant à la défense des intérêts de tous les commerçants.
« Je dis aux commerçants de Kôkô de travailler sereinement et que, désormais, ils ont un avocat. Ils ont un comité qui va travailler au quotidien pour eux. Ils ont un défenseur, ils ne sont plus seuls. Quoi qu’il arrive, ils ont quelqu’un pour les défendre. On ira jusqu’au bout et, ensemble, on va bâtir un marché nouveau, comme Bouaké nouveau », s’est engagé M. Ouattara.
La section de Bouaké de l’Union des commerçants professionnels et opérateurs économiques de Côte d’Ivoire, représenté par Adama Coulibaly, a prodigué des conseils au président du comité de gestion, tout en le rassurant de la disponibilité de son organisation à l’accompagner dans sa mission.
« Notre rôle, en tant que structure syndicale, est d’accompagner et d’assister le comité de gestion dans sa mission. La gestion des hommes est difficile et, donc, j’aimerais le rassurer de notre soutien indéfectible pour l’accompagner et l’assister dans sa mission », a-t-il insisté.
Quant aux commerçants, ils ont salué la mise en place de ce comité. À en croire leur porte-parole, Diakité Inoura, la présente initiative contribue à dissiper les inquiétudes qui circulaient autour de l’avenir du marché.
« Des rumeurs circulaient selon lesquelles le marché allait être détruit et nous avions peur. Mais aujourd’hui, cette présentation du comité nous rassure et nous permet de croire que nous pourrons vendre sans inquiétude. Nous attendons que ce comité soit notre porte-voix auprès des autorités », s’est-elle réjouie.
Abdel Sanassy, correspondant régional




