Toulépleu / Nidrou : Le devoir de mémoire de Anne Ouloto envers un canton

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C’est une rencontre à l’abri des caméras et loin du tumulte politique. Samedi 12 septembre 2026, à Cocody, la ministre d’État, ministre de la Fonction Publique, Anne Désirée Ouloto-Lamizana, a retrouvé les siens.

Dans la résidence de Félix Tyéoulou-Dyela, figure tutélaire du canton Nidrou, elle a réuni cadres, élus et ressortissants de Toulépleu. Une réunion de famille, insiste-t-elle, placée sous le sceau de la reconnaissance.« C’est une rencontre de famille, elle n’a aucun caractère politique », martèle, d’entrée, la présidente du Conseil Régional du Cavally.

Un devoir de mémoire, en réalité, envers un homme et un canton qui l’accompagnent depuis quinze ans.Le récit qu’elle livre remonte à 2011. À l’époque, Anne Ouloto, forte de ses convictions, choisit une voie audacieuse : s’allier à Kaïba Lambert, adversaire d’hier issu d’une autre famille politique.

Sur les conseils de ses aînés – « Il faut que tu t’ouvres » – elle fait le pari du dépassement. Un « attelage hautement stratégique » qui dure encore. « Depuis que j’ai décidé de suivre la ministre, je n’ai jamais regretté mon choix. C’est le choix de la loyauté, le choix de Toulépleu », confirme le député Kaïba Lambert.

Au centre de cette fidélité, un homme : Félix Tyéoulou-Dyela. Le conseiller de l’ombre. Celui qui consigne dans un cahier les besoins du département et barre, méthodiquement, ce qui est accompli. « Ce qui n’est pas réalisé, il dit : pour ça là, je t’avais dit », sourit Anne Ouloto. Et de lancer, solennellement : « Je veux que la République le sache ».

L’intéressé lui répond : « Ma maison sera toujours ta maison. Quand Toulépleu gagne, c’est le Nidrou qui gagne ». Car, Toulépleu a gagné. Routes, pont sur le Cavally, centres de santé, électrification à 99 % : le bilan est brandi comme la preuve d’une stabilité retrouvée.

Loin de s’en contenter, Anne Ouloto se projette déjà pour l’horizon 2026-2030 qui est son nouveau cap. Une manière de sceller un pacte : celui d’une paix qui n’est plus un slogan, mais un socle.

Joël Abalo

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