À la veille des JNCC : Des producteurs évoquent 9.867 tonnes inventoriées, non encore enlevées

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La 10ᵉ édition des Journées nationales du cacao et du chocolat (JNCC), s’ouvre mardi 01er septembre 2026. Et c’est précisément cette période qu’ont choisi des producteurs, responsables de sociétés coopératives et acheteurs pour se faire entendre. Lundi 31 août, ceux-ci, regroupés au sein d’un Collectif des Sociétés Coopératives et Acheteurs de Café-Cacao de Côte d’Ivoire, ont dénoncé le maintien de milliers de tonnes de cacao dans leurs magasins.

Leur porte-parole, Takri Gopi Stéphane, rencontré à l’immeuble de la Caistab en compagnie de plusieurs membres, affirme que 9.867 tonnes dûment inventoriées par le régulateur n’auraient toujours pas été enlevées. Au cours d’une brève rencontre avec la presse, Takri Gopi Stéphane, a dénoncé ce qu’il considère comme une situation devenue insoutenable pour plusieurs acteurs de la filière.

Il a évoqué les stocks résiduels de cacao qui demeurent entreposés, de son aveu, dans les magasins des opérateurs malgré l’opération spéciale de rachat et d’enlèvement annoncée par les autorités. A l’en croire, depuis décembre, des stocks seraient immobilisés dans les locaux de certaines coopératives et sociétés acheteuses, sans véritable solution.

Devant une telle situation, le collectif indique avoir multiplié les démarches auprès des autorités, notamment les préfets, les directeurs régionaux de l’Agriculture, le ministère de l’Agriculture, le Médiateur de la République, le Premier ministre, le président de l’Assemblée nationale et même le ministère de l’Intérieur ; puis adressé des courriers au directeur général du Conseil du Café-Cacao, au président du conseil d’administration de l’OIA, ainsi qu’aux plus hautes autorités de l’État.

Mais, rien n’y fit jusqu’à e que les producteurs se rendent lundi 31 août 2026 au siège du Conseil du Café-Cacao. « Catégoriquement, on nous dit que le Directeur Général n’est pas là, et on nous fait recevoir par quelqu’un qui n’a rien à voir avec le dispositif », a-t-il dénoncé non sans rappeler que le stock résiduel aujourd’hui est de 9 867 tonnes de cacao qui ont été dûment inventoriées et qui n’ont jamais été enlevées par le Conseil du Café-Cacao. «Notre organisation dispose des rapports d’inventaire établis par le Conseil du Café-Cacao et demandons donc que les stocks concernés soient effectivement pris en charge », a-t-il milité.

Cette déclaration, faut-il le souligner, intervient alors que les autorités ont officiellement annoncé, en août 2026, la fin de l’opération d’enlèvement des stocks résiduels, avec le rachat et le retrait d’environ 100 000 tonnes de cacao issues de la campagne principale 2025-2026. Pour les membres du collectif, l’annonce de la fin de l’opération ne saurait toutefois clore le dossier si des stocks inventoriés restent encore dans les magasins.

Les producteurs réclament notamment davantage de transparence sur cette opération. Ils souhaitent la publication intégrale de la liste des coopératives recensées, des volumes concernés ainsi que des bénéficiaires effectifs du dispositif de rachat. Pour Takri Gopi Stéphane, des acteurs de la filière sont régulièrement convoqués par différentes autorités dans le cadre de la gestion des stocks.

Par ailleurs, le porte-parole a dénoncé l’absence du collectif aux 10ᵉ Journées nationales du cacao et du chocolat, prévues à partir du 1er septembre 2026. Pour mui, il est incompréhensible que des organisations représentant des producteurs et opérateurs de terrain ne soient pas associées à un événement présenté comme une grande célébration de la filière.

Prince B

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