Après quatre ans d’interruption, Bondoukou a renoué avec son plus grand rendez-vous culturel. Placée sous le thème « La culture en héritage, l’unité en partage », la 13e édition du Festival du Zanzan s’est ouverte vendredi 14 août 2026 au stade du CAFOP. Trois jours pour célébrer la résilience d’un district qui revendique sa diversité comme une force.
Devant une foule nombreuse venue de tout le Gontougo, le président du Conseil régional, le ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani, a donné le ton de cette édition placée sous le signe de la cohésion.
« Nous devons être ensemble. Lorsqu’on est ensemble, nous sommes forts », a-t-il martelé, lançant un appel direct aux cadres et élus : « J’appelle tous les cadres et élus du Zanzan à se mettre ensemble pour développer le Zanzan ».
Pour le ministre d’État, le festival est bien plus qu’une fête. C’est un conservatoire vivant où « chacun avec sa diversité, chacun avec ses principes, mais le tout, c’est que nous sommes ensemble et nous vivons bien ensemble ». Un message de cohésion salué par les autorités locales. La maire adjointe Anzoua Rosalie, représentant le maire Anzoumana Ouattara, y a vu la célébration du brassage entre Abron, Koulango, Lobi, Malinké, Agni et bien d’autres peuples.

Au-delà de la dimension culturelle, Adjoumani veut faire du Zanzan un levier économique. Pendant 72 heures, Bondoukou devient une plateforme pour artisans, tisserands, restauratrices et jeunes entrepreneurs. Les secteurs de l’hôtellerie, du transport et du commerce en profitent directement.
L’ambition est désormais de dépasser le cadre régional. « Ce festival ne doit pas se résumer seulement au niveau de notre district. Il doit aller au-delà pour atteindre les autres régions de la Côte d’Ivoire et montrer à la face du monde que nous avons un patrimoine très précieux », a promis le président du Conseil régional, qui a annoncé le renforcement des moyens pour la prochaine édition.
Pour accroître l’impact, le festival sera reprogrammé au mois de mai afin de mobiliser élèves et étudiants. Avec cette 13e édition, le Gontougo confirme que sa culture n’est pas un folklore, mais « un héritage vivant, un facteur d’unité et un moteur tangible de son développement socio-économique ».
Joel Abalo