Le préfet de la région du Haut-Sassandra, Yacouba Doumbia, a présidé la réunion du comité départemental de veille du Conseil coton anacarde et karité lundi 10 août 2026 à la préfecture de Daloa.
À cet effet, le délégué régional, Diallo Moussa, a fait un bilan à mi-parcours de la campagne 2026 en cours. Concernant la production agricole, il a fait savoir qu’elle connait une baisse par rapport à celle de l’année précédente. Et cette situation, selon le délégué régional, est dûe aux effets du changement climatique ainsi que des maladies qui ont attaqué le verger dans certaines plantations.
Poursuivant , Diallo Moussa a fait remarquer que le comité se heurte à certaines difficultés notamment la mauvaise qualité de l’anacarde produite par les planteurs. « Le problème de la qualité de nos produits demeure un gros défi qu’il convient de relever. La Côte d’Ivoire est en train de réaliser de gros progrès concernant la transformation de l’anacarde. Donc, il faut absolument que la qualité suive. Et cela permet aux producteurs d’imposer aux acheteurs le respect du prix, c’est le leitmotiv de la filière coton anacarde et karité », a-t-il indiqué.
Outre ceci, la problématique liée au refus de l’utilisation des sacs homologués par certains producteurs a été évoquée. Ceux-ci, en dépit de la sensibilisation, continuent de stocker leurs produits dans les sacs en nylon. Pourtant, ces sacs sont gracieusement mis à la disposition des planteurs.
Il y a aussi certains opérateurs économiques véreux, a déploré le délégué régional, qui malheureusement, continuent de se jouer des producteurs en achetant leurs produits en deçà du prix d’achat normal. Sans oublier le mauvais remplissage des carnets d’achat qui ne permet pas d’avoir des données fiables concernant le pourcentage.
Face à certaines difficultés, le comité départemental de veille a émis des recommandations fortes. L’exposant a, par ailleurs, indiqué que toutes les tournées de sensibilisation des acteurs de la chaîne des valeurs de la filière ont été faites conformément à la feuille de route. Celle ci continue jusqu’à la fin de la campagne agricole.
Elle se fait évidemment sur l’application des bonnes pratiques inculquées par les encadreurs de l’agence nationale pour le développement rural ( Anader) en vue d’une bonne qualité de l’anacarde, l’utilisation des sacs homologués par les producteurs et la lutte pour le respect du prix d’achat qui est fixé 400 f le kilogramme par les acheteurs. Pour ce qui est de la distribution de la sacherie, le délégué régional a souhaité une forte implication des sous préfets par la création des comités sous préfectoraux de veille.
Il a soutenu son argumentation par l’influence de cette autorité administrative sur ses administrés dans sa localité. Donc les comités sous préfectoraux sont perçus comme un maillon essentiel de la distribution de la sacherie d’une part et d’autre part la mise en œuvre des autres recommandations.
Quant au préfet Yacouba Doumbia par ailleurs, président de ce comité départemental, il appelé les membres du comité à concilier sensibilisation et répression de sorte à amener les acteurs de la filière coton anacarde et karité à se conformer aux règlementations en vigueur.
Cette proposition a été soutenue par Mme Coulibaly responsable de l’Anader. Pour elle, en effet, les mésures répressives sont souvent nécessaires et efficaces afin de faire changer les mentalités à ces planteurs d’anacarde. Pour ce qui est des réunions, elles ont été toutes tenues.
Germain K. et GT




