Dans le cadre de la mise en œuvre du Système National de Traçabilité (SNT), KOUAKOU Constant, Délégué régional du Conseil du Café-Cacao de Yamoussoukro a conduit une campagne d’informations et de sensibilisation dans cinq (5) chefs-lieux de départements de sa zone d’intervention ; à savoir; Attiégouakro, Bouaflé, Bonon, Toumodi et Djekanou, afin d’expliquer aux acteurs de la filière les enjeux et les changements liés à cette réforme.
Au cœur des échanges : l’entrée en vigueur, à compter du 1er septembre 2026, de l’utilisation obligatoire de la carte du producteur pour les transactions de café et de cacao. Le SNT repose sur trois outils complémentaires : la carte du producteur, les terminaux de paiement électronique (TPE) et les scellés de traçabilité.
Devant les producteurs, coopératives et acteurs de la commercialisation ainsi que le corps prefecroral et les forces de l’ordre, le Délégué régional a insisté sur le fait que cette réforme ne constitue pas une simple formalité administrative. Elle vise à sécuriser les transactions, garantir le respect du prix officiel, réduire la circulation de liquidités et renforcer la traçabilité du cacao, de la parcelle jusqu’à l’exportation.
La carte du producteur apparaît ainsi comme un véritable outil de protection et d’inclusion ; elle permet notamment une meilleure sécurisation des paiements, l’accès à la CMU et aux programmes d’appui du Conseil du Café-Cacao, ainsi qu’une reconnaissance officielle du producteur. Cette réforme répond également à un enjeu stratégique majeur : permettre à la Côte d’Ivoire de satisfaire les exigences croissantes des marchés internationaux, notamment celles liées à la lutte contre la déforestation.
Depuis 2019, le Conseil du Café-Cacao prépare la filière à cette transformation afin de préserver l’accès aux marchés internationaux. « L’obligation est un signal fort, l’accompagnement est notre engagement », résume l’esprit de la campagne. Le Conseil du Café-Cacao entend en effet poursuivre l’identification et la distribution des cartes, notamment dans les zones les plus reculées, afin qu’aucun producteur ne soit laissé en marge de cette transition.
À travers cette tournée, le Délégué régional de Yamoussoukro a surtout voulu rassurer et responsabiliser les acteurs : le SNT n’est pas seulement un dispositif de contrôle, mais un instrument de sécurisation, de transparence et de compétitivité de la filière. L’ambition est claire : faire de la traçabilité un levier de modernisation durable du secteur et contribuer à préserver la position de la Côte d’Ivoire comme premier producteur mondial de cacao.
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