Au cours d’une conférence de presse organisée le lundi 29 juin 2026, au siège du MGC, Simone EHIVET GBAGBO a réagi aux propos du Premier ministre Beugré Mambé qui a présenté, le 22 juin 2026, les grandes orientations de la réforme électorale envisagée par le gouvernement.
S’exprimant au nom des partis politiques, des personnalités politiques et des organisations de la société civile signataires de la proposition de loi organique portant création du Haut Conseil Électoral (HCE), la présidente du MGC a soutenu que « cette question dépasse les intérêts des partis politiques ». Elle a déclaré avoir été, avec ses camarades, satisfaite de ce que le Premier ministre a placé son intervention sous le signe des principes de souveraineté du peuple, de la légitimité des institutions, de la confiance des citoyens, de la transparence et du dialogue.
Cependant, « Beaucoup d’acteurs politiques pensaient que la rencontre du 22 juin ouvrirait un véritable processus de concertation nationale, permettant à toutes les forces politiques, à la société civile et aux compétences nationales, de contribuer à la définition du futur système électoral. Or, il est apparu que les principales orientations avaient déjà été arrêtées ».
Elle en conclut que les partis politiques n’ont pas été conviés à construire ensemble la réforme. « Nous le disons avec gravité : une telle méthode n’est pas acceptable lorsqu’il s’agit de définir les règles du jeu démocratique. La réforme de la gouvernance électorale ne peut être le produit d’une démarche unilatérale. Elle doit être le fruit d’une concertation sincère, inclusive et transparente. Les règles appelées à garantir la paix ne sauraient être élaborées sans ceux qui auront à les appliquer et à s’y soumettre. Nous récusons donc fermement cette méthode qui réduit les forces politiques à de simples destinataires d’une information déjà arrêtée ».
La position de Docteure Simone EHIVET GBAGBO et de ses camarades se veut claire et sans ambages. « Nous insistons sur la nécessité de la création d’un véritable organe électoral indépendant, totalement soustrait à toute influence gouvernementale et à toute emprise partisane. Cet organe devra exclure rigoureusement, de sa composition, tout représentant du gouvernement ainsi que tout membre de parti politique ».
CNC/MGC




