9ᵉ Congrès mondial contre la peine de mort à Paris : Le président du CNDH, Dr Adjelou, représente la Côte d’Ivoire

0

Le 9ᵉ Congrès mondial contre la peine de mort s’est tenu mardi 30 juin 2026 à Paris, en France. Le président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Dr Adjelou Christian Arnaud, qui représente la Côte d’Ivoire a pris part à la cérémonie d’ouverture dans la capitale française.

Cette rencontre internationale, qui réunit des acteurs engagés en faveur de l’abolition de la peine capitale à travers le monde, a été marquée par plusieurs allocutions de haut niveau, notamment celle, diffusée en vidéo, du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), António Guterres.

Dans son intervention, rapporte un document de presse du CNDH, le chef de l’ONU a qualifié la peine de mort de « pratique avilissante qui n’a plus sa place au XXIᵉ siècle ». Il a également réaffirmé la position constante des Nations Unies, selon laquelle la peine capitale ne peut être considérée comme un instrument de justice pénale, mais constitue plutôt une violation intrinsèque du droit à la vie.

La cérémonie d’ouverture a également été ponctuée, selon notre source, par trois panels de réflexion portant respectivement sur : « Le multilatéralisme comme garant des droits de l’homme et de l’abolition », « Le deuxième protocole facultatif (OP2) : consolider les engagements en faveur de l’abolition universelle » et « Accompagner les avancées progressives : le rôle des institutions régionales ».

La participation du Dr Adjelou Christian Arnaud à ce congrès témoigne de l’engagement du Conseil national des droits de l’Homme et de la Côte d’Ivoire en faveur de la promotion et de la protection des droits fondamentaux.

Il convient de souligner que le 9ᵉ Congrès mondial contre la peine de mort est coorganisé par l’ONG Ensemble contre la peine de mort (ECPM), la République française, la Confédération suisse et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Il y a 45 ans, faut-il le rappeler, la France tournait une page de son histoire. Le 9 octobre 1981, sous l’impulsion du Garde des Sceaux, Robert Badinter, la loi abolissant la peine de mort était promulguée. Ce jour-là, comme le dit Robert Badinter devant l’Assemblée nationale, la justice française cessa d’être une « justice qui tue », « une justice d’angoisse et de mort ». Au nom de la dignité de la personne humaine, la France cessa d’appliquer en son territoire ce supplice inhumain, qui ne répondait d’aucune justification, ni morale, ni juridique.

« Mais ce combat n’est pas terminé, et c’est un combat universel. Or si la France a aboli, si l’Europe a aboli, trop de pays dans le monde pratiquent encore la peine de mort. En Iran, la peine capitale et les exécutions se sont multipliées depuis 2022. N’oublions pas nos frères et sœurs iraniens. En Chine, en Arabie saoudite, aux États-Unis, la peine capitale est encore largement appliquée. En 2025, Amnesty International recensait plus de 2.700 exécutions dans 17 pays », a souligné Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères lors de la cérémonie d’ouverture, mardi 30 juin 2026.

G. De Gnamien

Share.