Élections en Côte d’Ivoire : Un Livret blanc pour renforcer la gouvernance

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▪︎ Ce que proposent les organisations de la société civile

Face aux tensions récurrentes et à la défiance citoyenne, qui se manifeste de manière préoccupante par une baisse constante du taux de participation aux scrutins, les organisations de la société civile proposent des pistes de solutions, à travers un Livret blanc qui sera dans les rayons, la semaine prochaine ; et ce, en vue de renforcer la confiance des citoyens dans les institutions démocratiques et prévenir les tensions liées aux processus électoraux.

Pour ces organisations de la société civile, ce présent Livret blanc vise à formuler un diagnostic constructif orienté vers l’action et à proposer des recommandations ainsi qu’une feuille de route pour une gouvernance électorale plus crédible et apaisée. Il s’adresse donc, aux autorités (gouvernement), à l’Organe de Gestion Électorale (OGE), aux partis politiques, aux médias, aux partenaires techniques et financiers (PTF), et bien sûr aux Organisations de la société civile (OSC).

« Les élections présidentielles et législatives d’octobre et décembre 2025 ont mis en lumière non seulement la vitalité du débat politique, mais également les fragilités persistantes des processus électoraux. Entre les attentes légitimes des citoyens pour une transparence accrue et les défis organisationnels inhérents à toute élection d’envergure, le besoin de réformes structurelles s’est imposé comme une évidence. Il ne s’agit plus de constater, mais de comprendre pour mieux agir en plaçant l’intérêt supérieur de la nation au-dessus des contingences politiques immédiates », explique la préface de ce Livret blanc qui situe sur les enjeux et les défis récents.

«Le présent document est le fruit d’une démarche collaborative rigoureuse. Il s’appuie sur le retour d’expérience précieux accumulé lors des missions de terrain et des observations du processus électoral de 2025 ainsi que sur les échanges fructueux tenus lors de l’atelier de travail des organisations de la société civile à Abidjan les 19 et 20 mai, regroupant plusieurs organisations faîtières représentant environ 1780 organisations de la société civile », révèle-t-on.

Rappelant que cette approche, résolument inclusive, a permis de recueillir les points de vue de divers acteurs afin de garantir une représentativité réelle des préoccupations citoyennes. « Ainsi, chaque recommandation ici présentée est le résultat d’une analyse croisée des réalités vécues, enrichie par des données collectées au cours des différentes missions d’observations nationales, et ancrée dans le cadre légal ivoirien », indique-t-on.

Faisant un diagnostic du système électoral, le document révèle d’une part les forces et acquis, et d’autre part des dysfonctionnements observés lors des récentes élections. Par ailleurs, ce Livret blanc souligne que l’organe électoral dissous a suscité de nombreux débats des diverses parties prenantes quant à sa composition, son fonctionnement et sa capacité à garantir un climat de confiance autour des processus électoraux.

« Sur la base des meilleurs pratiques africaines, notamment celles du Bénin, du Ghana, de Madagascar et du Sénégal, un modèle adapté au contexte ivoirien a été élaboré par les organisations de la société civile. Ce modèle vise à consolider l’impartialité, la recevabilité et le professionnalisme de la gestion électorale, garantissant ainsi une confiance accrue de l’ensemble des parties prenantes », se laissent convaincre ces organisations qui notent que les propositions formulées dans ce Livret blanc constituent une contribution au débat national sur les réformes électorales et demeurent ouvertes à l’enrichissement par l’ensemble des parties prenantes.

G. De Gnamien

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