Un cybercriminel vide le compte d’une dame
La carte bancaire contient des informations sensibles. C’est pourquoi, il faut la garder soigneusement et surtout, éviter qu’elle soit photographiée ou manipulée par des tiers. Pour ne l’avoir pas compris, K.M.H en a fait les frais. Un cybercriminel qui a photographié sa carte bancaire a réussi à vider partiellement son compte.
Selon la Plateforme Police Secours, le compte bancaire de K.M.H fonctionnait normalement, jusqu’au jour où le propriétaire remarque plusieurs prélèvements qu’il n’a jamais autorisés. Inquiète (il s’agit d’une femme), celle-ci contacte immédiatement sa banque. Suite à sa plainte, une enquête interne est ouverte. Mais malgré les vérifications, l’auteur des opérations frauduleuses reste introuvable. Pour autant, K.M.H ne désespère pas. Elle décide de saisir la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC). Accompagnée dans ses démarches, elle dépose une plainte et les enquêteurs entament leurs investigations.
Au fil des recherches, une piste sérieuse émerge et conduit à l’interpellation de S.G.Y. D’abord dans le déni, le suspect finit par reconnaître les faits face aux éléments irréfutables recueillis. S.G.Y. ne fait plus de difficultés à reconnaître sa culpabilité. Mieux, il confie aux enquêteurs le mode opératoire lui ayant permis d’opérer les retraits. De son aveu, profitant d’un moment d’inattention de la victime, il a photographié sa carte bancaire afin de récupérer les informations qui y figurent. Avec la complicité de son frère vivant en Europe, révèle notre source, il crée ensuite un compte sur une plateforme de paiement en ligne et utilise les données bancaires obtenues pour effectuer plusieurs transactions frauduleuses.
Résultat : 400 000 FCFA sont prélevés sur le compte de K.M.H. sans son consentement. Grâce à l’intervention de la PLCC, le stratagème est mis au jour et le mis en cause est déféré devant le parquet pour fraude bancaire, conformément à la loi n° 2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité.
G. De G .




