« la Côte d’Ivoire a besoin de consolider la démocratie »
Le Président du Front Populaire Ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, est le nouveau président de la Coalition pour l’Alternance Pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI). Ci-après son adresse livrée au cours de sa rencontre avec la presse, jeudi 04 juin 2026 au siège de son parti à Abidjan-Cocody.
«Je voudrais dire infiniment merci aux différents partis membres de la Coalition pour une Alternance Pacifique en Côte d’Ivoire pour le combat que nous avons mené ensemble pendant l’année 2025, mais surtout pour la confiance qu’ils me témoignent en me désignant à la tête de cette plateforme à ce moment particulier de notre parcours politique, de l’histoire de la Côte d’Ivoire. C’est un honneur que je ressens au plus profond de moi-même et je voudrais leur dire infiniment merci pour cette marque de confiance. Ceci dit, l’essentiel de ce que nous avons à faire a été décliné par le secrétaire général.
Les motivations de cette rencontre de ce matin, ainsi que les trajectoires que nous avons choisi d’emprunter, ont été évoquées. Certainement que dans les semaines et les mois à venir, nous aurons à vous inviter à une autre rencontre, puisque nous prévoyons de faire notre sortie officielle le 25 juillet 2026. Et je pense qu’à cette occasion, nous aurons l’opportunité de vous décliner notre programme d’action, notre vision stratégique, et nous pourrons échanger sur les différents axes de ce que nous entendons engager par rapport aux ambitions que nous nourrissons.
Mais le secrétaire général a été très précis sur les différentes composantes, puisque aujourd’hui la Côte d’Ivoire a besoin de consolider la démocratie, de créer les conditions de l’alternance pacifique et de renforcer la bonne gouvernance.
Vous le constatez, en cette période de pluies, tous les désagréments causés aux populations ivoiriennes sont liés à l’absence d’une politique cohérente d’assainissement et d’urbanisme. Et donc, sur toutes ces questions, ainsi que sur celles qui touchent aux droits de l’homme, à la justice, à la liberté et à la démocratie, nous serons engagés. Nous veillerons à être les porte-parole des préoccupations des populations.
Ceci dit, si nous nous sommes retrouvés, c’est parce que nous avons choisi une voie, une méthode et une conception du combat politique. Parce que dans le combat politique, dans l’arène politique, il y a plusieurs catégories d’acteurs. Il y a ceux qui viennent pour commercer et pour s’enrichir.
Ce sont ceux que j’appelle les marchands politiques ou les dealers politiques. Ils se drapent souvent du manteau du don politique pour capter le suffrage des populations, afin de mieux le monnayer au plus offrant, c’est-à-dire, à l’heure actuelle en Côte d’Ivoire, au RHDP. Il y a aussi ceux qui sont dans l’arène comme des spectateurs, des observateurs.
Ils viennent jouir du spectacle de ceux qui se battent sur la scène, et faire des commentaires qui ne sont pas toujours objectifs. Et puis il y a ceux qui combattent pour un idéal, pour servir leur pays. Mais même dans cette catégorie, il y a ceux qui finissent par confondre l’idéal avec leur personne, qui résument la lutte à la sublimation de leur nom, et qui empruntent des voies d’exclusion.
Cette façon de faire ne conduit pas forcément au succès. Nous en avons fait l’expérience, car c’est une voie parfois d’arrogance, de suffisance, d’exclusion des autres et de mépris des autres. Or, la Côte d’Ivoire a besoin de rassemblement et d’unité.
Nous avons choisi la voie du rassemblement, du respect des autres et de l’égalité de tous les partis politiques. Nous avons choisi la voie de l’unité d’action. Nous avons choisi la voie de l’humilité et du respect de tous, quel que soit leur poids politique.
C’est une voie originale, une voie de rassemblement. Car si nous voulons rassembler, nous devons faire preuve d’humilité et être épris de valeurs d’égalité.
Nous devons être ouverts, et la coalition est ouverte à toutes les forces politiques et sociales désireuses de participer à la lutte pour libérer la Côte d’Ivoire, à la lutte pour la démocratie, la justice, les libertés et le progrès social des Ivoiriennes et des Ivoiriens. Voilà donc notre positionnement sur cette scène. Je le répète encore une fois : la scène politique n’est pas faite uniquement de personnes véritablement désireuses d’aider la Côte d’Ivoire à avancer.
Il s’agit de rassembler toutes les forces politiques, de rassembler tous les Ivoiriens autour d’un projet de promotion des libertés, de défense de la justice et de développement intégral et inclusif de notre pays. Et c’est dans cette perspective que nous nous situons. Je voudrais vraiment saluer tous ceux qui sont venus, tous les camarades qui sont avec nous, parce qu’ils ont décidé sincèrement de s’engager dans cette voie. Je les en félicite.
Et j’espère que notre combat pourra ratisser large, que d’autres forces politiques nous rejoindront dans les semaines à venir, de manière que ce soit autour de la CAP que la renaissance de la Côte d’Ivoire s’organise.
Je vous remercie.»




