Le nom de Kémi Seba évoqué à Abidjan
L’affaire du trafic international de voitures de luxe volées en Europe et vendues en Afrique de l’Ouest, particulièrement à Abidjan connaît des rebondissements alors que les enquêtes se poursuivent. Pour la première fois, le nom de l’activiste Kémi Seba, aujourd’hui détenu en Afrique du Sud, est évoqué, selon des sources sécuritaires. Celles-ci fait état de ce que l’un de ses hommes de main, M.O. et ami intime de M.Y. dit Amada (le principal mis en cause) aurait été pris pris avec deux (2) véhicules Mazda CX 9 signalés par Interpol Belgique en février 2026. Selon toujours notre source, Amada qui aurait des accointances avec le panafricaniste béninois avait fait venir une voiture Mazda CX 6, en 2025, et aurait été vendue à une dame, agent des Douanes ivoiriennes officiant au bureau 9 avant qu’Interpol, après investigation ne confisque cette cylindrée. Vu ses accointances avec l’activiste, nos sources notent que le cerveau présumé du trafic, Amada, aurait hébergé deux compatriotes impliqués dans ledit trafic en Côte d’Ivoire avant qu’ils regagnent le Burkina Faso, voisin. Aujourd’hui, certaines victimes plaident pour que les visites du principal mis en cause, détenu au PPA (ex MACA) soient filtrées pour éviter toute surprise désagréable. Au soutien de cette inquiétude, celles-ci indiquent que entre les vols de voitures, les trafics de ventes de terrains et sa proximité avec des activistes aux intentions déstabilisatrices, se jouent la sécurité et la paix. Il faut noter que le mode opératoire des voleurs très bien organisés et bien cerné par les enquêteurs. Les importateurs illégaux basés en France reçoivent des commandes émanant du Sénégal, de la Gambie ou la Côte d’Ivoire. Les demandes varient en fonction des clients, mais les véhicules recherchés sont souvent les mêmes : les SUV, recherchés en Afrique de l’Ouest ; notamment des Range Rover, des Toyota RAV4, mais aussi des véhicules de grosses cylindrées. Les coordinateurs mobilisent ensuite une véritable armée de «petites mains» dont la mission est de repérer, puis de subtiliser les voitures désirées, le plus souvent en région parisienne et en Île-de-France. Les vols sont opérés avec des moyens sophistiqués : clés reprogrammées…En Côte d’Ivoire, faut-il le souligner, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité est régulièrement saisi par la direction d’Interpol au sujet de voitures de luxe volées en France, en Italie ou en Espagne, et remises en circulation à Abidjan. Ces véhicules, qui inondent le marché ivoirien, se retrouvent ensuite entre les mains d’influenceurs ou de personnalités. Dans une récente déclaration parue dans la presse, le Conseil de Amada a réfuté les accusations portées contre son cilent dont il dit être victime de mauvaise publicité.
G. De G.




