Invité de l’émission “Le Friday Show” diffusée sur Nouvelle Chaîne Ivoirienne (NCI), vendredi 22 mai 2026, Dr Osman Cherif a sonné l’alerte sur les risques mortels de la chirurgie esthétique de Brazilian Butt Lift (BBL) chez de nombreuses jeunes femmes. Sans langue de bois sur les questions de santé publique, le jeune praticien médical n’a pas cherché à minimiser les dangers du BBL. Bien au contraire, il a multiplié les mises en garde, rappelant que derrière les promesses de transformation physique se cachent des risques réels de paralysie et même de mort. « Il faut toujours se poser la question entre ma beauté et ma vie, laquelle est la plus importante ? », s’est-il inquiété avant d’ajouter : « Tu peux être très belle et morte. Ça ne va pas être très utile, la beauté, en ce temps-là ». Pour le praticien, le problème dépasse largement la simple question esthétique. Selon lui, certaines personnes souffrent d’un manque d’acceptation de soi qui devrait d’abord être traité sur le plan psychologique avant d’envisager une intervention chirurgicale. « Si toi-même tu ne t’acceptes pas, on peut encore faire un travail psychologique pour t’accepter toi-même », a-t-il expliqué. Mais c’est surtout sur les risques techniques de cette opération que le médecin a tenu à insister. Le BBL consiste généralement à prélever de la graisse sur certaines parties du corps avant de la réinjecter dans les fesses afin d’en augmenter le volume. Une opération qui paraît banale sur les réseaux sociaux, mais qui exige en réalité une extrême précision médicale. « Pour le BBL, il faut des précisions millimétriques. Si vous ratez un seul millimètre, vous pouvez tuer la patiente », a averti Dr Osman Cherif. Le médecin a expliqué que la région des fesses comporte plusieurs zones sensibles et vitales. « Il y a le nerf sciatique, les veines glutéales et les artères. Chacun pose un problème », a-t-il détaillé. Selon lui, toucher une artère peut provoquer une hémorragie mortelle. Atteindre une veine peut entraîner une embolie graisseuse susceptible de tuer la patiente en quelques instants. Quant au nerf sciatique, sa lésion peut provoquer une paralysie irréversible. « Quelqu’un qui va faire un BBL doit mettre dans sa tête qu’il y a des risques de mourir », a-t-il affirmé non sans dénoncer la multiplication d’interventions réalisées par des personnes non qualifiées ou dans des structures non adaptées. Il a rappelé qu’en Côte d’Ivoire, seuls les médecins diplômés d’études spécialisées en chirurgie esthétique, réparatrice et reconstructrice sont légalement habilités à pratiquer ce type d’opération. « Si vous avez un autre médecin d’un autre type, il n’est pas habilité à faire de chirurgie esthétique. Si vous donnez votre vie à cette personne-là, c’est extrêmement dangereux », a-t-il prévenu. Le Dr Osman Cherif a également insisté sur l’importance des normes médicales et des protocoles scientifiques. « Il n’y a jamais de 100 % à l’hôpital. Ça n’existe pas. Nous faisons en sorte qu’aucune donnée liée au médecin puisse être dommageable pour le patient », a-t-il expliqué, évoquant notamment la nécessité d’avoir un bloc opératoire sécurisé, des appareils adaptés et une hygiène irréprochable. Cette sortie médiatique, faut-il le rappeler, intervient dans un climat particulièrement tendu après le décès tragique de Dorine Dogba, le 24 avril 2026, à la suite d’une opération de type BBL en Côte d’Ivoire.
Prince B




