En Côte d’Ivoire, le chantage sur internet est sévèrement puni par la Loi N° 2013-451 relative à la lutte contre la cybercriminalité. Pour la diffusion ou la menace de publication d’images intimes (sextorsion), les peines vont de 5 à 20 ans d’emprisonnement et de 5 à 20 millions de FCFA d’amende..Pour ne l’avoir pas compris, une maîtresse (Tchiza) devra répondre devant le tribunal.
Au début, rapporte la plateforme Police Secours, c’était une belle histoire d’amour. S.G.T et Y.A.M vivaient une relation passionnée, avec sûrement les “bébé je t’aime ” et les promesses qui vont avec. Mais avec le temps, les problèmes se sont installés et le couple a fini par se séparer.
Une rupture que la jeune femme aurait eu du mal à digérer. Selon l’enquête que cite Police Secours, elle a alors commencé à faire pression sur son ex-compagnon en menaçant de publier leurs images intimes sur Internet et de les envoyer à son épouse.
Mais pour garder le silence, il fallait payer , et pas un peu. D’après les investigations, elle réclamait : 500 000 FCFA chaque mois ; un téléphone portable ; une maison ; une voiture ; un commerce de mèches depuis la Chine ; l’ouverture d’un magasin.
À ce niveau-là, certains diront que ce n’était plus une rupture amoureuse… mais un projet “clé en main”. Pris de peur pour sa réputation et sa famille, indique toujours notre source, S.G.T finit par saisir la Police de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC).
Les enquêteurs ouvrent alors une enquête qui permettra d’interpeller Y.A.M. Face aux policiers, la jeune femme reconnaîtra les menaces. Elle expliquera toutefois ne pas avoir publié les images sur les réseaux sociaux. Mais elle admettra avoir envoyé certaines photos à des proches de la victime, notamment à son épouse et à sa secrétaire.
Y.A.M a finalement été conduite devant le parquet pour menace de publication d’images à caractère sexuel sur Internet. Elle devra répondre des faits de
chantage sur son ex et sa volonté de publier les images intimes sur d’Internet si ses « desiderata » n’étaient satisfaits.
G. De G.




