Le gouvernement ivoiréien a annoncé la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) lors du conseil des ministres du mercredi 6 mai 2026. Si le porte-parole, Amadou Coulibaly a justifié que cette « dissolution ouvre la voie à l’avènement d’un nouveau mécanisme de gestion des élections plus à même de rassurer les acteurs politiques et les Ivoiriens et de garantir durablement la tenue d’élections apaisées dans notre pays », il n’en pas moins que l’architecture d’un nouveau mécanisme chargé d’organiser les élections suscite des réactions au sein du microcosme politique ivoirien.
Au nombre de ces réactions, celle de Fofana Yaya, président du Mouvement des Forces d’Avenir (MFA). Invité la semaine dernière à l’émission « La Rencontre africaine » de Radio Ifrikya, celui-ci n’est pas allé du dos de la cuillère donner son avis même si pour l’heure, aucune information n’a été donnée sur le futur mécanisme de gestion des élections.
Dans son intervention sur « Radio Ifrikya », Fofana Yaya, indique que la CEI nouvelle version ne doit pas être une pâle copie de la première ; d’où son insistance sur la nécessité de bâtir une nouvelle structure électorale véritablement indépendante, capable de garantir la confiance de tous les acteurs politiques. « Elle ne doit être ni un instrument du pouvoir ni de l’opposition », a-t-il tranché sans ambages avant de se montrer un peu plus précis : « ne doit dominer sur l’organe chargé les élections ! »
En tout cas, Yaya Fofana, comme bien d’autres leaders de l’opposition reste convaincu que le défi principal reste clair : garantir une institution électorale crédible, indépendante et acceptée de tous, afin d’éviter que les contestations électorales ne deviennent un facteur de tension politique récurrent en Côte d’Ivoire.
Créée en 2001, l’institution qui, depuis 25 ans, organisait et supervisait les différents scrutins électoraux dans le pays faisait l’objet de nombreuses critiques dans la classe politique. L’instance qui prendra sa place, dont les contours n’ont pas été dévoilés, devrait être placée sous l’égide directe de l’administration.
G. De Gnamien




