« Convoqué ce vendredi 15 mai 2026 devant la doyenne des juges d’instruction en charge du 8ᵉ cabinet d’instruction du Tribunal de première instance d’Abidjan, le Président du mouvement « AUJOURDHUI ET DEMAIN, LA CÔTE D’IVOIRE (ADCI), Assalé Tiémoko Antoine, a été inculpé pour « publication et diffusion de fausses nouvelles, émission d’expressions outrageantes et trouble à l’ordre public ».
Tel est le communiqué de Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire (ADCI) en date du vendredi 15 mai 2026 signé par le Secrétaire Exécutif dudit parti et dont notre Rédaction a reçu copie.
À l’issue de l’audition du président de ce parti, Assalé Tiémoko, devant la doyenne des juges d’instruction du 8e cabinet, celui-ci a été officiellement mis en examen pour « diffusion de fausses nouvelles, trouble à l’ordre public et émission d’expressions outrageantes ».
Selon des informations judiciaires concordantes, l’audition s’est déroulée dans un climat tendu entre le mis en cause et la magistrate instructrice. Malgré la gravité des charges retenues à ce stade de la procédure, le juge d’instruction n’a pas ordonné son placement en détention provisoire. Assalé Tiémoko a ainsi échappé au mandat de dépôt, mais a été immédiatement placé sous contrôle judiciaire.
Cette mesure implique une restriction de ses libertés de mouvement et encadre strictement ses activités, notamment ses déplacements et certaines prises de parole publiques, dans l’attente de la poursuite de l’instruction. Le parquet, pour sa part, reste attentif à l’évolution du dossier et aux éléments qui seront réunis au cours de l’enquête.
Cette mise en examen intervient dans un contexte marqué par plusieurs épisodes récents concernant l’élu et homme politique. Le 11 mai 2026, Assalé Tiémoko avait été empêché d’embarquer pour le Canada, où il devait effectuer une tournée politique en Amérique du Nord dans le cadre des activités de son mouvement. Cet incident avait déjà suscité de nombreuses réactions au sein de la classe politique et de ses soutiens.
Par ailleurs, le dossier judiciaire s’inscrit dans une séquence plus large débutée fin avril 2026. Le 23 avril, le procureur adjoint Abou Sherif avait annoncé la levée de la garde à vue dont il faisait l’objet, lui permettant de recouvrer sa liberté de mouvement. Après une brève période de convalescence, l’intéressé avait repris ses activités publiques le 25 avril.
Cette nouvelle étape judiciaire relance les débats autour de l’équilibre entre liberté d’expression, action politique et respect du cadre légal en Côte d’Ivoire. Tandis que ses partisans dénoncent une pression sur une figure politique critique, les autorités judiciaires rappellent la nécessité de laisser la procédure suivre son cours.
Prince B




