Réagissant à une récente tribune sur la question de “l’union de la gauche” attribuée à Nadiany Bamba, épouse de Laurent Gbagbo, l’ancien Premier ministre a exprimé son incompréhension et a vivement contesté la pertinence du débat tel qu’il est posé aujourd’hui dans l’espace politique ivoirien. C’était à l’occasion d’une conférence de presse tenue, jeudi 7 mai 2026 au siège du FPI aux ll-Plateaux-Vallons. Dans une déclaration politique particulièrement offensive autour de la situation de l’ancien chef de l’État Laurent Gbagbo, l’ancien Premier ministre a déclaré : « J’avoue que, personnellement, j’ai été surpris par cette prise de position. Je ne comprends pas vraiment. Un tigre ne crie pas sa tigritude ». Précisant que certains débats actuels éloignent les Ivoiriens des véritables priorités nationales. De l’aveu de Affi N’Guessan, la question de savoir qui incarne la gauche en Côte d’Ivoire n’est pas essentielle au regard des urgences sociales et politiques du moment. « Est-ce que c’est cela qui est important aujourd’hui ? Résister, c’est éviter de distraire le peuple », a-t-il insisté, appelant à recentrer le débat public sur les réalités concrètes vécues par les populations. Dans une prise de position particulièrement marquante, Pascal Affi N’Guessan a défendu Laurent Gbagbo en évoquant ce qu’il qualifie de « triple injustice ». « Le président Gbagbo est victime d’une triple injustice. Il a été chassé injustement du pouvoir, il a été emprisonné injustement pendant dix ans, et il est privé injustement aujourd’hui de ses droits civiques », a-t-il affirmé avec gravité. Pour l’orateur du jour, ces questions devraient constituer le véritable cœur des préoccupations des acteurs politiques proches de l’ancien président. « Si Mme Nady veut être utile, c’est ça qu’elle doit poser comme questions », a-t-il ajouté, estimant que les débats idéologiques actuels détournent l’attention des enjeux fondamentaux. Le leader du FPI a, également, élargi son propos aux préoccupations socio-économiques du pays, évoquant notamment la cherté de la vie, la situation des jeunes détenus politiques et les tensions liées à la gouvernance récente. « Ce ne sont pas des débats sur la gauche ou la droite qui vont faire avancer la Côte d’Ivoire », a-t-il martelé, estimant que ces discussions théoriques ne répondent pas aux souffrances quotidiennes des populations.
Prince B




