Liberté de la presse / Amadou Coulibaly ( Porte-parole du Gouvernement) : « On ne tue pas de journalistes en Côte d’Ivoire, on ne les emprisonne pas »

0

La Côte d’Ivoire poursuit son ascension dans le classement mondial de la liberté de la presse publié par Reporters sans frontières (RSF), consolidant ainsi son image d’un pays où l’environnement médiatique connaît des améliorations notables. En 2026, le pays gagne dix places et se positionne désormais au 54e rang sur 180 États, avec un score global de 66,27.

Cette progression a été commentée ce mercredi 6 mai 2026 par le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, à l’issue du Conseil des ministres. Face aux médias, il a salué une performance qu’il attribue à la fois aux réformes engagées par l’État et à la responsabilité croissante des acteurs du secteur médiatique.

« Nous nous réjouissons donc de ce bond de 10 rangs que la Côte d’Ivoire a fait à ce dernier classement pour se retrouver aujourd’hui à la 54e place dans le classement de Reporters sans frontières et de la liberté de la presse », a-t-il déclaré, tout en soulignant les positions régionales du pays : 9e en Afrique et 4e en Afrique de l’Ouest.

Selon lui, cette évolution positive ne peut être dissociée du comportement des professionnels des médias. Il a insisté sur la notion d’équilibre entre liberté et responsabilité, estimant que la presse ivoirienne évolue désormais dans un cadre plus mature. « Le président de la République est pour la liberté de la presse. Mais cette liberté ne pourrait aller sans responsabilité », a-t-il affirmé.

Le porte-parole du gouvernement a également mis en avant ce qu’il considère comme des acquis structurels importants, notamment la dépénalisation des délits de presse, qu’il présente comme un élément clé de l’amélioration du climat médiatique. Il a estimé que les journalistes exercent aujourd’hui dans des conditions globalement sereines, sans pression excessive ni autocensure généralisée.

Dans une déclaration particulièrement remarquée, Amadou Coulibaly a tenu à rassurer sur la situation des professionnels des médias en Côte d’Ivoire : « On ne tue pas de journalistes en Côte d’Ivoire, on ne les emprisonne pas », a-t-il martelé, tout en précisant que les éventuelles auditions de journalistes dans le cadre de procédures relèvent, selon lui, du fonctionnement normal d’un État organisé.

Il a par ailleurs souligné qu’aucun cas de violence systématique ou de maltraitance à l’encontre des journalistes n’est constaté dans le pays. « Aucun journaliste n’a été molesté, battu, etc. dans notre pays », a-t-il ajouté, estimant que ces éléments traduisent l’existence d’une véritable liberté de la presse.

Le gouvernement met également en perspective les progrès réalisés depuis plus d’une décennie. En 2011, la Côte d’Ivoire occupait la 151e place du classement RSF. Aujourd’hui, elle atteint la 54e position, une évolution que l’exécutif présente comme le résultat d’un processus de transformation progressive du secteur médiatique.

Pour le gouvernement, cette dynamique positive doit être consolidée, notamment par la poursuite des réformes et le renforcement de la responsabilité des acteurs de l’information. Dans un contexte régional souvent contrasté en matière de liberté de la presse, Abidjan entend ainsi se positionner comme un exemple de stabilité et d’ouverture médiatique.

Source Afrique Soir

Share.