Kasséré / Qualité des noix brutes de cajou : Une mission de sensibilisation pour relever le niveau

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En vue d’impulser un changement de comportement chez les producteurs, pisteurs et acheteurs, le Conseil du coton, de l’anacarde et du karité, a initié une mission qui sillonne les zones de production du pays. Depuis le mardi 5 mai 2026, le Conseil Coton Anacarde Karité a lancé la deuxième mission de sensibilisation des acteurs sur l’amélioration et la préservation de la qualité des noix brutes de cajou pour la Campagne 2026. Dans le département de Boundiali, rapporte une note, cette première étape s’est tenue à Kasséré. C’est dans une plantation d’anacarde du village de Pinvoro, en présence de nombreux producteurs et acteurs de la filière, que s’est tenue cette première étape. L’activité s’inscrit dans une vaste campagne de sensibilisation qui se poursuivra jusqu’au vendredi 8 mai 2026. Il couvrira au total seize localités de production de l’anacarde à travers le pays. L’ambition affichée est d’améliorer la qualité des noix brutes de cajou afin de garantir de meilleurs revenus aux producteurs et de renforcer la compétitivité de la Côte d’Ivoire sur le marché international. Lors de l’étape de Kasséré, Belo Richard, représentant le Ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, a insisté sur l’importance des bonnes pratiques dès le champ. « La qualité de notre anacarde commence au champ. Si nous respectons les bonnes pratiques, nous pouvons défendre de bons prix. Dans le cas contraire, ce sont les acheteurs qui imposent leurs conditions ». Il a également appelé à une responsabilité collective, soulignant que la mauvaise qualité nuit à l’image de toute une localité et, au-delà, à celle du pays. Quant à Coulibaly Namongo, de la Direction de la Production et de la Durabilité, représentant le Directeur Général du Conseil Coton Anacarde Karité, Mamadou Berté, il a sensibilisé les producteurs sur l’importance de préserver la qualité de l’amande à travers l’application bonnes pratiques. « Si l’amande est abîmée, elle ne vaut rien. Or, c’est elle que nous consommons et transformons ». Pour mieux faire comprendre les enjeux, il a comparé l’anacarde à un produit familier des producteurs, illustrant ainsi de manière concrète la valeur de l’amande au cœur de la filière. Les spécialistes de l’ANADER et partenaires ont également apporté leur expertise. Soro Klotioloma a présenté les techniques de production de la qualité, tandis que le Professeur Soro Sibirina a sensibilisé les participants sur les maladies et insectes ravageurs, ainsi que sur les méthodes de prévention et d’entretien des vergers. Par cette nouvelle initiative, le Conseil Coton Anacarde Karité et ses partenaires entendent faire des producteurs, de véritables relais de bonnes pratiques, pour une filière plus performante et durable. Cette mission, faut-il le rappeler, met l’accent sur la correction des mauvaises pratiques post-récolte, l’adhésion formelle des acteurs aux normes de qualité en vigueur, ainsi que l’instauration d’un mécanisme de contrôle communautaire, afin d’inverser durablement la baisse du Kernel Output Ratio (KOR), indicateur clé de la qualité marchande.

G. De Gnamien

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