QUAND LA RUMEUR MORBIDE REMPLACE LE COMBAT POLITIQUE

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  • ▪️︎ APPEL À LA RESPONSABILITÉ

Depuis quelques jours, des rumeurs MALSAINES circulent avec INSISTANCE : celles d’une prétendue DISSIMULATION d’un DÉCÈS imaginaire du Président de la République, SEM Alassane OUATTARA.

Cette dérive est GRAVE et même très DANGEREUSE …

Lorsqu’une partie de l’opposition choisit de troquer l’argument politique contre la rumeur MORBIDE, elle ne combat plus un pouvoir… elle FRAGILISE la République elle-même, dans ce contexte de tensions sous régionales et d’attaques terroristes aux portes de nos frontières septentrionales.

Aux cyberactivistes de l’opposition ,

Vous avez choisi l’ARÈNE numérique comme champ d’expression. C’est bien noté et c’est votre DROIT. Mais ce droit n’est pas un permis de DÉRAPAGE continuel. Propager, amplifier ou entretenir des rumeurs sur la mort supposée du Président de la République, sans PREUVE, sans RETENUE, ce n’est pas de l’engagement politique. C’est un dérapage de trop.

La politique n’est pas un théâtre d’OMBRES où l’on manipule ses émotions les plus primaires pour EXISTER. Elle exige du COURAGE intellectuel, de la RIGUEUR et une certaine idée de la DIGNITÉ. À force de vouloir créer le BUZZ, vous finissez par BANALISER le faux. Et à force de banaliser le faux, vous rendez INAUDIBLE le vrai. Demain, lorsque vous dénoncerez une injustice RÉELLE, on ne vous prendra pas au sérieux.

Aux RELAYEURS de ces rumeurs morbides,

Vous qui vivez et travaillez sur le territoire national, réfléchissez LONGUEMENT avant de vous engager dans cette voie du RECEL de FAKE NEWS de cette gravité…
Lorsque chacun sera mis devant ses responsabilités, il faudra assumer sa participation au « spectacle », en tant qu’acteur. Il ne faudra ni PLEURER ni GEINDRE…

Aux partis politiques de l’opposition,

Le SILENCE face à ces dérives équivaut à une CAUTION tacite. Chaque formation politique a une responsabilité morale sur ses troupes, y compris numériques. Laisser PROSPÉRER ces pratiques, c’est accepter que le débat démocratique soit remplacé par une compétition de MANIPULATIONS. Or, une opposition CRÉDIBLE ne se construit pas sur des INTOXICATIONS. Elle se construit sur des IDÉES, une VISION, un PROJET.

Il vous revient donc de RECADRER clairement, fermement, sans ambiguïté, et PUBLIQUEMENT ces activistes qui confondent COMMUNICATION politique et ATTEINTE GRAVE à la dignité et à l’honneur d’un Chef d’Etat. Faute de quoi, vous risquez d’être vous-mêmes EMPORTÉS par ce que vous laissez prospérer. Car le risque COLLECTIF, quel est-il ? C’est la DÉRIVE généralisée…

Soyons LUCIDES, si chacun s’autorise ce type de pratiques, alors nous entrerons dans une spirale INCONTRÔLABLE. Une véritable bouillabaisse verbale. Un concours de SURENCHÈRE où il ne s’agira plus de convaincre, mais de reussir à tromper mieux que l’autre. Et dans ce CHAOS informationnel, la démocratie sera la première VICTIME.

L’opposition a un rôle FONDAMENTAL. Celui d’incarner une ALTERNATIVE. Mais elle ne peut remplir ce rôle en se discréditant elle-même par la caution TACITE des méthodes pernicieuses, glauques et MACABRES utilisées par certains de ses communiquants.

Il est encore temps de REDRESSER la barre. De replacer le débat là où il doit être : sur le terrain des idées, des bilans et des projets. Car au fond, la vraie question n’est pas de savoir qui peut créer le MENSONGE le plus VIRAL.

La vraie question est simple : QUI EST CAPABLE DE PROPOSER L’AVENIR LE PLUS CRÉDIBLE POUR LA CÔTE D’IVOIRE AUJOURD’HUI ? Et cette question-là ne se traite ni dans l’ombre des intoxications, ni dans le VACARME des MENSONGES. Elle se traite à visage découvert. Avec courage et responsabilité.

A bon entendeur, SALUT !
Jean-Yves ESSO

Par Jean-Yves Esso

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