Depuis la Pologne, le président de la République Emmanuel Macron a indiqué ce lundi 20 avril que la « France n’a pas été prise à partie » dans le détroit d’Ormuz, fermé à nouveau par l’Iran après une brève réouverture.
« Plusieurs tankers et porte-conteners ont engagé une sortie du détroit d’Ormuz, il est vraisemblable que suite à la décision américaine de maintenir un blocus ciblé sur Ormuz, (…) les autorités iraniennes ont changé leur position initiale », explique Emmanuel Macron.
Le chef de l’État a relevé une erreur « des deux côtés »: des États-Unis qui mènent un blocus sur les ports iraniens mais aussi du régime iranien qui a décidé de fermer le détroit d’Ormuz.
« Il faut continuer de calmer les esprits »
« Ils ont ensuite procédé à des alertes et à des tirs de sommation qui ont conduit les équipages à revenir en arrière, et ils ont eu raison, il n’y a pas eu de dommage et de blessés coté français », assure-t-il.
Dans la foulée, le chef de l’État appelle à « consolider » la réouverture « inconditionnelle » et « sans péage » de cette voie commerciale. Un appel qui intervient après que 49 pays « non-belligérants » aient demandé aussi la « pleine réouverture » du détroit.
Les pays se sont également dits prêts, à « une mission neutre » de sécurisation du détroit d’Ormuz.
« Il faut continuer de calmer les esprits, d’avancer vers la réouverture de cette voie qui est importante pour le commerce international, la sécurité énergétique internationale et aussi parce que ce sont les conséquences directes pour la vie de nos compatriotes », ajoute Emmanuel Macron.
Après la fermeture de cette voie, plusieurs navires commerciaux ont essuyé des tirs et des menaces de la part de l’armée iranienne alors qu’ils tentaient de franchir le détroit d’Ormuz samedi.
Un navire de CMA CGM a par ailleurs « fait l’objet (…) de tirs de semonce » dans le détroit d’Ormuz le même jour.
Source BFMTV.com




