
▪︎ Hien Philippe : « En réalisant des infrastructures, l’Etat a repoussé les attaques jihadistes»
La salle des fêtes de la mairie de Bondoukou a servi de cadre, vendredi 17 avril 2026, à une cérémonie dénommée panel « Le Rendez-vous des Jeunes Cadres du Zanzan ». Placées sous le thème de la « Gouvernance solidaire pour le développement du Zanzan », ces assises qui se sont déroulées en présence du ministre d’État, Conseiller Spécial du Président de la République Kobénan Kouassi Adjoumani, du président du Conseil Régional du Bounkani Dr Hien Sié Philippe ainsi que de plusieurs cadres et élus du Zanzan ont été l’occasion de réfléchir aux leviers d’une croissance inclusive pour les deux régions que sont le Gontougo et le Bounkani. Cette tribune a d’abord permis au ministre d’Etat, de faire l’inventaire des d’infrastructures de base telles que l’électricité et l’eau potable et les projets structurants qui ont permis à la jeunesse du Zanzan de tourner le dos à l’exode rural avant d’insister sur les notions d’entente et d’union pour impulser le développement du Zanzan.
Adjoumani : « La division constitue un frein major au développement…»
De l’aveu du ministre d’État, l’ensemble des initiatives du pouvoir central dans la région visait à promouvoir le développement local et à offrir aux jeunes des conditions favorables pour rester dans leurs régions. « L’objectif est de réduire l’exode rural en créant des opportunités économiques sur place, notamment à travers une agriculture modernisée et moins pénible. Cependant, certains facteurs freinent ce développement, notamment l’orpaillage clandestin. Cette activité entraîne des conséquences négatives importantes, telles que la pollution des eaux, la dégradation de l’environnement et la déscolarisation des enfants. Il est donc nécessaire de privilégier des exploitations minières légales et encadrées, permettant à l’État de générer des ressources et de les réinvestir dans le développement des localités », a indiqué le ministre d’État Adjoumani. Notant, par ailleurs, que l’administration territoriale, en particulier le corps préfectoral, joue un rôle essentiel dans la mise en œuvre et le suivi des actions de développement. Pour Kobénan Kouassi Adjoumani, le développement ne peut être effectif sans la cohésion sociale et l’unité des populations. « La division constitue un frein majeur, tandis que l’union et l’engagement collectif sont indispensables pour garantir un progrès durable », s’est-il convaincu avant de lever un coin du voile des actions menées par le gouvernement dans la région. Selon lui, le Président de la République a initié un vaste programme d’électrification rurale, assimilé à un véritable plan Marshall. Ce programme a-t-il souligné, a permis d’étendre l’électricité à de nombreuses localités de Bondoukou et du Bounkani. Poursuivant, il a souligné que des projets structurants ont été réalisés, notamment l’adduction d’eau à partir de la Comoé et la construction d’un important barrage dans la zone de Sorobango. Ces infrastructures permettent aujourd’hui d’alimenter Bondoukou ainsi que plusieurs villages environnants en eau potable. Et il a rappelé que le développement de la région passe également par l’amélioration des infrastructures routières. À ce titre, a-t-il poursuivi, plusieurs projets de réhabilitation et de bitumage des routes ont été engagés ou annoncés, reliant notamment Bouna, Nassian, Tanda et certaines zones frontalières. Ces travaux visent, selon lui, à désenclaver les localités et à faciliter les échanges économiques. « En outre, un projet majeur dénommé » agropole du Nord-Est « , doté d’un financement de 287 milliards de francs CFA, a été lancé. Il concerne plusieurs localités, dont Bouna, Tanda et Bondoukou. Ce programme a pour objectif de moderniser l’agriculture, de former les jeunes et de créer des opportunités économiques durables dans la région », a rappelé le Conseiller Spécial à la Présidence.
Hien Philippe : « Le Président a su prendre des décisions pour garantir la stabilité du Bounkani »
Dr Hien Philippe a enfourché le même cheval en insistant sur les valeurs d’unité, d’entente et de cohésion sociale. Selon lui, si le Bounkani est à la lisière du Burkina Faso qui fait l’objet d’incursion Jihadiste sans que le phénomène ne gagne le septentrion ivoirien, c’est bien parce que les dirigeants ivoiriens mènent une politique qui porte ses fruits. « La Côte d’Ivoire a choisi de réagir par le développement et repousser les velléités d’instabilité. En réalisant des infrastructures, l’Etat a repoussé les attaques jihadistes. Nous avons dans le Bounkani, un taux de pauvreté qui est de 51,55 %. Mais le sens de la responsabilité de notre président de la République a permis de juguler le phénomène en occupant sainement la jeunesse à travers des projets. Permettez-moi de rendre hommage au Président Ouattara qui a su prendre des décisions pour garantir la stabilité. Le gouvernement a mis en avant le développement », s’est réjoui Dr Hien Philippe qui a appelé les populations à l’entente et la jeunesse à la collaboration avec les autorités sécuritaires pour éviter que les zones du Nord deviennent des zones de fragilité.
G. De Gnamien
Envoyé spécial