Le député de Gboguhé-Zaïbo, Stéphane Kipré, a répondu ce mercredi 15 avril 2026 à la convocation du Conseil de discipline du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), dans un climat politique interne marqué par des tensions persistantes. Cette audition intervient dans un contexte de réaffirmation de l’autorité des instances dirigeantes du parti.
Dès son arrivée au siège du PPA-CI à Cocody Riviera Bonoumin, Stéphane Kipré a affiché une posture d’apaisement et de respect des règles internes. « En militant respectueux des instances du parti, je suis ce jour au siège pour répondre à la convocation du Conseil de discipline », a-t-il déclaré.
Il a également réitéré son attachement au parti et sa volonté de contribuer au renforcement de la cohésion interne, mettant en avant la nécessité de préserver l’unité autour du combat politique commun.
Cette convocation n’est pas un cas isolé.
Elle fait suite à celle de Ahoua Don Mello et de plusieurs de ses proches, entendus le 8 avril dernier par le même organe disciplinaire présidé par Ettien Amoikon. Une série d’auditions qui traduit la volonté du parti de faire respecter ses décisions et d’encadrer toute forme de dissidence. Au cœur du dossier de Stéphane Kipré figure sa participation aux élections législatives de 2025, en contradiction avec la ligne officielle du PPA-CI qui avait opté pour un boycott.
Ce choix lui avait valu une révocation de ses fonctions au sein du parti pour indiscipline. Toutefois, contre toute attente, l’ancien cadre du parti est parvenu à remporter son siège de député, consolidant ainsi sa base politique dans la circonscription de Gboguhé-Zaïbo. Malgré cette victoire électorale, la direction du PPA-CI n’entend pas faire preuve de complaisance. Pour elle, le respect de la discipline interne demeure un principe fondamental, indispensable à la crédibilité et à la cohésion du parti. Conscient des enjeux, Stéphane Kipré avait déjà amorcé une démarche de réconciliation.
Le 28 mars 2026, lors de la clôture de sa tournée de remerciements, il avait publiquement demandé pardon à Laurent Gbagbo, dans une déclaration empreinte d’humilité et de symbolisme. « Un fils ne se justifie pas devant son père. Il se met à genoux et demande pardon », avait-il affirmé, exprimant son désir de renouer avec son mentor politique. L’issue de cette procédure disciplinaire reste attendue avec attention, tant elle pourrait influencer l’avenir de Stéphane Kipré au sein du PPA-CI et, au-delà, redessiner les équilibres internes d’un parti en pleine recomposition politique.
Prince B




