Lors de mon incursion le week-end dernier à M’Bengué, j’ai eu l’immense bonheur de rendre visite au Doyen N’Golo Fatôgôma Coulibaly. Un moment d’une rare valeur humaine et politique.
Avec cette simplicité et cette grandeur qui les caractérisent, son épouse Mayélé et lui m’ont toujours témoigné une grande affection et une marque particulière d’attention et de considération.
Échanger avec N’golo demeure toujours un moment riche, empreint de sagesse.
Homme d’État accompli, grand Commis de l’Etat depuis l’époque de la Caisse Autonome d’amortissement (CAA) et de la Direction Générale de la Comptabilité Publique, N’Golo Coulibaly incarne une génération de serviteurs dévoués à la République, rompus aux questions de finances publiques.
Ancien PCA de Air Ivoire, ancien Président de Conseil Général, ancien Ministre de l’Économie et des Finances et ancien Médiateur de la République, il a constamment placé l’intérêt général au-dessus de toute considération personnelle.
Son parcours, marqué par l’exigence, la rigueur et le sens du devoir, force le respect et inspire les générations actuelles et futures.
Militant de la première heure, il est l’un des treize premiers Députés du RDR à avoir rejoint le parti et élus en 1995, à une époque particulièrement difficile de notre histoire politique.
Fidèle à ses convictions, il n’a jamais renié ses idéaux ni failli à son engagement, même dans les moments les plus incertains, notamment lorsqu’il est emprisonné en 1999 alors qu’il est pourtant Député et Président du Groupe Parlementaire du RDR.
Cette épreuve, loin de l’affaiblir, a davantage révélé la force de son caractère, la profondeur de sa loyauté et la solidité de ses convictions, envers le Président Alassane Ouattara et la vision qu’il portait pour notre pays.
À l’image de grandes figures de notre histoire, telle que Mme Henriette Dagri Diabaté avec qui il a fait la prison, le Doyen N’Golo Coulibaly demeure une mémoire vivante, une référence morale et politique de notre lutte pour une Côte d’Ivoire plus démocratique.
À ses côtés, l’on apprend que servir l’État est un sacerdoce, et que la loyauté, lorsqu’elle est sincère et constante, traverse le temps et les épreuves.
Je souhaite, au Doyen ainsi qu’à son épouse, Mayélé, une longue vie et une santé solide sous la protection divine, afin qu’ils continuent d’inspirer et d’éclairer les générations futures.
Par Amadou Coulibaly, ministre de la Communication




