Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de modernisation du secteur agricole et de promotion de l’emploi des jeunes, portée par le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, l’Institut National de Formation Professionnelle Agricole (INFPA) renforce son ouverture à l’international.
Une délégation d’étudiants et d’encadreurs a ainsi séjourné en France depuis le mardi 31 mars 2026, pour une durée de deux semaines, dans le cadre du programme de mobilité croisée des auditeurs de la formation professionnelle agricole. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique visant à améliorer l’employabilité des jeunes en les intégrant efficacement dans les chaînes de valeur agricoles. À travers cette immersion, les apprenants bénéficient d’un partage d’expériences, d’un accès à des technologies innovantes et d’une exposition à des pratiques agricoles modernes, adaptées aux enjeux contemporains.
Pour les étudiants, cette mobilité représente une opportunité unique de renforcement de capacités. M. Sadia, étudiant à l’ERA Sud de Bingerville, n’a pas caché son enthousiasme. Selon lui, ce voyage constitue un levier important pour approfondir ses connaissances dans le domaine agricole, secteur qu’il considère comme le pilier de l’économie nationale.
Il souligne également l’importance des échanges interculturels avec d’autres apprenants venus de différents pays, qui permettront d’enrichir sa vision et d’acquérir de nouvelles compétences techniques et humaines.
Au-delà de l’expérience individuelle des étudiants, cette mission est aussi le fruit d’un engagement institutionnel soutenu. Les partenariats ayant permis la concrétisation de ce programme ont été noués grâce aux efforts du lieutenant-colonel Marc Olivier Togbé, directeur de l’INFPA, dont le leadership a été salué par les encadreurs.
Dans cette dynamique, Coulibaly Djibryl, directeur de l’ERA Sud de Bingerville, a mis en exergue l’importance de la formation dans la réussite d’une agriculture moderne. Il a insisté sur la nécessité d’intégrer la mécanisation et les innovations techniques dans les pratiques agricoles afin de répondre aux défis de la souveraineté alimentaire.
Pour lui, seule une jeunesse bien formée pourra impulser une agriculture compétitive, capable de soutenir durablement l’économie nationale. En favorisant ce type d’initiatives, l’INFPA confirme son rôle stratégique dans la transformation du secteur agricole ivoirien. À leur retour, ces étudiants sont appelés à devenir des relais de compétences et des acteurs du changement, contribuant ainsi à bâtir une agriculture plus performante, inclusive et tournée vers l’avenir.
Prince B




