AGNIBILEKROU / défaut d’agrément

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Le ministère de la Femme ordonne la fermeture d’une ONG

La promotrice de l’orphelinat « Dieu peut tout », situé à Agnibilékrou, qui œuvre dans le social exerce sans agrément. C’est le constat que vient de faire le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant à l’issue d’une enquête.

Selon un communiqué, depuis le 27 mars 2026, il a été porté à sa connaissance que la promotrice de l’orphelinat « Dieu peut tout », situé à Agnibilékrou, s’est livrée à des actes contraires à la dignité et aux droits fondamentaux des enfants placés sous sa garde, en les filmant et en les contraignant à formuler publiquement des appels à l’aide.

Ces agissements, a conclu le ministère, constituent une exploitation manifeste de la vulnérabilité de mineurs à des fins de mendicité et une violation caractérisée de leur droit à l’image. « Le Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant rappelle que l’orphelinat « Dieu peut tout » ne dispose d’aucun agrément l’autorisant à exercer. Sa demande, introduite il y a deux ans, a été purement et simplement refusée à la suite d’une enquête diligentée par les services compétents, ayant établi que la structure ne répondait pas aux normes requises pour accueillir et prendre en charge convenablement des enfants vulnérables. Malgré ce refus, la promotrice a continué d’exercer en toute illégalité, exposant délibérément les enfants à des conditions non conformes aux exigences légales et réglementaires en vigueur », relate le communiqué. Soulignant que face à la gravité et à la récurrence de ces violations, Madame la Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant a arrêté des mesures.

Notamment, la fermeture immédiate de l’établissement ; la relocalisation des enfants pensionnaires vers des structures agréées, dans le strict respect de leur intérêt supérieur et de leur équilibre psychologique et affectif ; la saisine du Procureur de la République, aux fins d’engager les poursuites à l’encontre de la promotrice pour exploitation de mineurs à des fins de mendicité et exercice illégal d’une activité de protection de l’enfance, nonobstant le refus d’agrément. « Le Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant réaffirme sa détermination à assurer, sur l’ensemble du territoire national, la protection des enfants vulnérables et le respect de leurs droits fondamentaux.

Il rappelle à cet effet que tout établissement accueillant des enfants est tenu de disposer d’un agrément préalablement délivré par ses services, et que tout manquement à cette obligation expose son promoteur à des sanctions administratives et judiciaires », a averti le ministère tout en invitant, par ailleurs, toute personne ayant connaissance de situations similaires à les signaler sans délai auprès des services sociaux les plus proches.

G. De Gnamien

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