Blanchiment de capitaux, prise de Paris illicites…

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Le Parquet requiert 7 ans de prison fermes pour Apoutchou National

À l’audience du mardi 24 mars 2026 au Pôle Pénal Économique et Financier d’Abidjan, l’influenceur Apoutchou national et ses co-accusés étaient poursuivis pour blanchiment de capitaux, prise de paris illicite via les réseaux de communication électronique et de transfert d’argent dans le cadre de jeux d’argent illicites.

Dans une publication sur sa page Facebook d’hier 24 mars 2026, le journaliste ivoirien, Fernand Dédeh, qui a suivi l’audience a diffusé de larges extraits de la réquisition du parquet en lien avec cette affaire dans laquelle l’État de Côte d’Ivoire et la LONACI se sont constitués partie civile en réclamant respectivement 2 milliards et 1 milliard FCFA de dommage et intérêts.

Selon le journaliste Fernand Dédéh, le procureur de la République, près le pôle pénal était, lui-même, dans la salle ainsi que ses substituts qui interviennent régulièrement lors du procès. Quatre membres du ministère public étaient en place pour l’audience. « Clairement, l’affaire était prise très au sérieux et l’assistance l’a très vite remarqué lors des réquisitions. Trois membres du parquet ont porté la charge contre les prévenus. 7 ans de prison ferme ont été requis contre trois des prévenus, dont Apoutchou national et Lionnel PCS ainsi qu’une amende de 240 millions FCFA à payer solidairement.

Le procureur de la République a requis 36 mois de prison ferme contre un opérateur économique, vendeur de voitures dans la procédure et 240 millions FCFA », rapporte-t-il. Précisant que le procureur a demandé au tribunal de condamner la société de l’opérateur économique à payer 480 millions d’amendes.

Poursuivant, notre source indique que l’État de Côte d’Ivoire et la Lonaci, se sont constituées parties civile. A titre de dommage et intérêts, le premier cité (l’État) a réclamé deux (2) milliards FCFA et la seconde (LONACI), un (1) milliard FCFA. De son aveu, le Procureur de la République a indiqué qu’on ne se rend pas compte du danger que les prévenus font courir à la Côte d’Ivoire quand on a certains comportements. Au soutien de son argumentaire il a indiqué : « Pour la Côte d’Ivoire, les poursuites effectives contre les personnes impliquées dans le blanchiment des capitaux est un signal fort. Il faut restaurer la confiance des partenaires internationaux pour la sortie de la liste grise du GAFI. Je voulais souligner trois éléments : l’expression « Ça fait quoi? », il faut arriver à la retirer de nos habitudes. Quand on exhibe plus de 60 millions FCFA et que le parquet s’indigne, le gens disent ça fait quoi ? C’est un danger. Ensuite, la jeunesse des prévenus : c’est un danger. Des jeunes, à l’époque ont fait un coup. Ils ont construit tout un quartier à Adzopé. On nous a dit: « Ça fait quoi ? Ils sont jeunes.

Il faut leur donner une autre chance. » Enfin, certains nous disent: « Ça fait quoi? Tout Treichville est rempli d’espèces. » Ce n’est pas parce que c’est rempli d’espèces que c’est légal. Cette procédure est un élément pour montrer l’engagement de la Côte d’Ivoire à lutter contre le blanchiment des capitaux. Madame la présidente, soyez sans état d’âme. La jeunesse des prévenus ne doit pas vous impressionner », a martelé le Procureur que cite le confrère.

Mais, dans la plaidoirie de deux avocats de la défense, ceux-ci ont battu en brèche les arguments du ministère public. « Le dernier a été invité à plaider ce mercredi 23 mars 2026. L’affaire a donc été renvoyée à cette date pour la dernière plaidoirie, les répliques et la fixation de la date du délibéré », indique Fernand Dédéh sur son compte officiel. Rassurant qu’il reviendra largement sur les plaidoiries de la défense au prochain numéro. Pour rappel, les sociétés Orange et MTN Côte d’Ivoire ont été entendues en qualité de témoin à l’audience.

Puis le journaliste s’est perdu en conjectures : comment les mobiles money de ces deux opérateurs ont pu payer des gains aux parieurs sur un site non agréé par la Lonaci ? « MTN Côte d’Ivoire a reconnu que son agrégateur a abusé de sa vigilance.  » Il s’agit d’une fraude orchestrée par notre agrégateur ». Mes amis de Orange Côte d’Ivoire ont eu du mal à convaincre le tribunal. Me Diallo Souleymane, avocat de la défense a déclaré : « Orange Côte d’Ivoire et MTN Côte d’Ivoire devraient setu retrouver à la barre » », a terminé le journaliste Fernand Dédéh.

G. De G.

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