Vol de véhicules en stationnement

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Un Gang démantelé à Abidjan

Un liquide peut s’évaporer ; mais un objet, plus précisément un véhicule qui « s’évapore », cela est impensable et donne lieu à de sérieuses interrogations. C’est la malheureuse expérience que vient de vivre le propriétaire d’une Toyota, type Hilux de couleur noire dans la ville de Grand-Bassam. Tout commence le 11 mars 2026, lorsque le propriétaire remarque la disparition de son engin garé au lieu habituel. Le hic, c’est que l’infortuné propriétaire n’a constaté de vitre cassée, de bruit où un quelconque indice pouvant lui permettre d’asseoir une conviction d’un vol par effraction. Mais le constat est là, pas de véhicule. C’est à croire que l’engin s’est « évaporé » dans la nature. L’affaire est signalée aux autorités compétentes. Immédiatement, la police nationale, à travers son unité BRI entre en scène.
Quelques jours plus tard, dans la nuit du 17 mars, soit 6 jours après le vol, rapporte la plateforme Police Secours, le véhicule est repéré à Abobo au quartier Vidange. Les policiers de la BRI SUD montent une planque. Ce sont des spécialistes, entraînés pour ce type de mission. Ils sont calmes, patients… presque invisibles. Et là, deux hommes tombent dans le piège. Interpellés, ils passent aux aveux. Il s’agit de D M , et D B S. Soumis à un interrogatoire, ils passent aux aveux. Leur méthode est simple, mais étonnante. Ils se promènent la nuit dans une obscurité trompeusement calme à la recherche de véhicules, surtout des Toyota. Dès qu’ils en trouvent un, ils se glissent dessous, s’allongent tranquillement… et ouvrent les portières avec leur technique. Oui, couchés sous la voiture. Comme des mécaniciens de nuit.
Un travail très discret, mais avec des conséquences bien bruyantes pour les propriétaires de véhicules.
Après leur arrestation, les enquêteurs remontent la piste pour démanteler les autres membres du réseau. Deux receleurs sont interpellés. K I, lui, reconnaît avoir acheté deux voitures pour seulement 500 000 FCFA. Une affaire tellement “bonne” qu’elle en devient suspecte. Puis, B Y qui admet avoir acheté un Hilux à 1 000 000 FCFA. Là encore, un prix très doux pour un problème très dur.
Au final, une petite équipe bien organisée : ceux qui volent dans l’ombre et ceux qui achètent dans la pénombre. Le réseau ainsi démantelé, tous les membres ont été conduits devant le parquet afin de répondre de leurs actes.

G. De Gnamien

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