La communauté musulmane de Côte d’Ivoire a célébré, dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 mars 2026, la cérémonie officielle de la Nuit du Destin (Laylat al-Qadr) à la grande mosquée de Grande Mosquée de la Riviera Golf, à Abidjan, en présence du président de la République, Alassane Ouattara.
S’exprimant au nom du chef de l’État, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Vagondo Diomandé, a exhorté les fidèles à intensifier leurs prières afin que la Côte d’Ivoire demeure un havre de paix, de stabilité et de concorde, tout en poursuivant résolument sa marche vers le développement dans un contexte international marqué par de fortes turbulences géopolitiques.
Il a souligné que, dans un environnement ouest-africain marqué par des incertitudes, la ferveur religieuse ne relève pas seulement de la sphère privée, mais constitue également un pilier essentiel de la résilience nationale. Pour lui, la sagesse et la spiritualité demeurent des « remparts essentiels » pour préserver la paix et consolider les acquis de la nation.
La présence du chef de l’État à la mosquée de la Riviera Golf, en cette nuit hautement spirituelle, a été saluée par le ministre comme le symbole d’un dialogue permanent entre les autorités et les communautés religieuses. Cette nuit sainte de Laylat al-Qadr s’est ainsi transformée en un moment de recueillement et d’appel à l’union sacrée pour la sauvegarde des acquis de la nation. « La spiritualité est le ciment de notre vivre-ensemble face aux défis qui nous entourent », a déclaré le ministre, formulant des vœux de grâce, de pardon et de bénédictions pour l’ensemble des Ivoiriens.
Prenant la parole à son tour, le président du Conseil supérieur des imams, des mosquées et des affaires islamiques en Côte d’Ivoire (COSIM), le Cheick Ousmane Diakité, a lancé un appel solennel à tous les conducteurs pour lutter contre l’incivisme routier, à l’occasion de cette célébration officielle de la Nuit du Destin.
Devant le président Alassane Ouattara, plusieurs membres du gouvernement, des présidents d’institutions et le corps diplomatique, le guide religieux a dénoncé le fléau de la vitesse excessive, de l’imprudence et de la conduite sous l’effet de l’alcool ou de la drogue, responsables chaque jour de pertes en vies humaines et de nombreux handicaps permanents. « Être chauffeur n’est pas seulement un métier, c’est une responsabilité morale et spirituelle.
Respecter le code de la route, c’est protéger les vies que Dieu nous a confiées », a rappelé Cheick Ousmane Diakité, appelant les professionnels du volant ainsi que l’ensemble des usagers de la route à faire preuve de responsabilité et de civisme. Le guide religieux a conclu par une prière fervente, implorant la clémence divine afin que les routes ivoiriennes deviennent des lieux de vie et de rencontre, et non des espaces de tragédie. Il a également insisté sur la nécessité d’une prise de conscience collective face à ce fléau.
Zié Koffi




